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Industrie
| 24/02/2021

Groupe Cahors : le personnel du site de Mercuès pourrait être rapatrié à Cahors

Interrompues depuis le 12 février, les négociations entre les représentants syndicaux et la direction du Groupe Cahors ont repris ce 24 février. Le PDG du groupe spécialisé dans les solutions et équipements adaptés aux réseaux de distribution de l'électricité et de communication, Grégoire Libert, est revenu à la table des négociations, après s’être absenté une semaine, indiquant à ses interlocuteurs qu’il était « cas contact » Covid. « M. Libert nous a informé ce matin de sa volonté de fermer le site de Mercuès (dans le Lot, NDLR) et de rapatrier tout le monde à Cahors », confie à La Lettre M une source syndicale. Le site de Mercuès accueille la CRDE, filiale électronique du Groupe Cahors. Si, selon les sources syndicale, Grégoire Libert a affirmé que le rapatriement du personnel n’était pas synonyme de suppression de postes à la CRDE, « il a indiqué qu’il allait devoir continuer à faire un peu de ménage au sein du groupe dans son ensemble », poursuivent les syndicalistes. « Il a dit être prêt à travailler avec nous, mais on ne le croit plus ! ».
Car les tensions sont effectivement fortes depuis plusieurs mois. « M. Libert est un malin : il fait passer ses plans sociaux à des moments stratégiques. Il a annoncé un PSE de 83 personnes en juillet, juste avant les vacances d’été. En décembre, il a renouvelé sa stratégie en annonçant la liquidation judiciaire de Cahors International, une filiale de la Maec (elle-même filiale du groupe Cahors, spécialiste des équipements de distribution d’électricité, NDLR), quelques jours avant Noël », affirme une syndicaliste qui indique que 21 personnes pourraient être licenciées.

1 200 salariés aujourd'hui contre plus de 1 600 en 2019

Depuis sa reprise en 2019 par Epsys, dirigé par Grégoire Libert, le Groupe Cahors est dans la tourmente. Mais selon son directeur général, les difficultés avaient démarré avant la reprise et sa stratégie actuelle vise à assainir l’état financier de l’entreprise. Selon les syndicalistes contactés par La Lettre M, il y aurait eu près de 50 licenciements depuis la reprise du groupe, sans compter les démissions qui s’enchaînent. « Ce matin, M. Libert nous a dit que nous étions actuellement 1 200 salariés dans le groupe, mais il n’a pas voulu nous faire part des chiffres de 2019 », affirme une source présente à la table des négociations. Selon les organisations syndicales, le Groupe Cahors comptait environ 1 600 salariés avant sa reprise, auxquels se sont ajoutés les 250 salariés d’Epsys. La Lettre M mentionnait quant à elle un effectif de 1700 salariés au sein du groupe en novembre 2019, au moment de sa reprise.

Carole Delga en appelle au Gouvernement

La présidente de la Région Occitanie elle-même a décidé de s’intéresser au conflit. Elle a fait part le 17 février de son soutien aux salariés du Groupe Cahors et affirmé vouloir demander aux ministres de l’Économie et du Travail de prendre le dossier en main. En effet, selon Carole Delga, Grégoire Libert n’aurait pas pris le soin de répondre à son courrier, envoyé en décembre dernier, lui demandant de s’expliquer sur la situation du groupe.

Bérengère Bosi / bosi@lalettrem.net
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