Global Smart Rescue prépare une levée de 1 M€
Global Smart Rescue, qui développe depuis Labège une solution IoT visant à sécuriser les communications en cas de catastrophe naturelle ou industrielle, souhaite « lever 1 M€ cet été », indique à La Lettre M Henri Delattre, co-fondateur. Objectif : financer des développements technologiques et lancer l’industrialisation et la commercialisation de ses boîtiers intelligents. « L’assemblage devrait être basé à Toulouse ou à Bourges (18) ; il sera plus probablement réparti entre les deux villes, dont les écosystèmes nous soutiennent », indique le dirigeant qui, côté distribution, souhaite s’appuyer sur un partenaire d’envergure internationale. La start-up vise 3 M€ de chiffre d’affaires en 2025 et « 10 à 11 M€ » en 2027.
La société, qui compte actuellement huit salariés, ambitionne de compter une trentaine de collaborateurs dans quatre ans.
La résilience en question
« L’entreprise est née d’un constat : en cas de catastrophe naturelle ou industrielle – mais c’est aussi potentiellement le cas lors d’attaques terroristes, de cyberattaques ou de rupture des réseaux électriques –, il peut y avoir des pertes de communication, explique le dirigeant. Avec la crise sanitaire et la guerre en Ukraine, il y a eu une prise de conscience des faiblesses qui pouvaient exister en matière de résilience. Grâce au NewSpace, à l’internet des objets et aux nouvelles technologies intelligentes dans le champ de la data, il est désormais possible de pallier les déficiences des communications terrestres en cas de crise. » La solution développée par l’entreprise haut-garonnaise inclut à la fois le déploiement de boîtiers innovants et l’analyse des données collectées sur le terrain. « Cela permet de restaurer le contact et de basculer en mode alerte lors des crises », indique Henri Delattre, qui cible à la fois les gouvernements et les grands industriels du monde entier.
Déjà 390 k€ levés
La solution imaginée par la société de Labège profite de la multiplication actuelle des constellations satellitaires. « Nous travaillons avec la constellation Iridium et allons également nous appuyer sur celle que va déployer l’entreprise toulousaine Kinéis, qui présente beaucoup d’atouts, notamment en termes de souveraineté », confie le dirigeant de Global Smart Rescue. Depuis sa création en 2019, l’entreprise a déjà levé environ 390 k€ en capital. La jeune pousse a par ailleurs bénéficié de financements non dilutifs : 120 k€ de Bpifrance, 30 k€ d’Airbus Développement et 25 k€ de l’Esa Bic Sud France.











