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Languedoc-Roussillon
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| 15/03/2010

Georges Frêche grand favori du second tour des régionales

Le président sortant DVG du conseil régional, Georges Frêche, a obtenu 34,28 % des suffrages lors du premier tour des élections régionales, dimanche 14 mars. Il affrontera au second tour, en triangulaire, la liste de l’UMP Raymond Couderc (19,63 %) et celle du FN, menée par France Jamet (12,67 %). Le président sortant n’aura aucun concurrence à gauche : les trois listes de gauche anti-Frêche, qui n’atteignent pas la barre des 10 %, ne sont pas en position de se maintenir au second tour, le 21 mars. Jean-Louis Roumégas (Europe Écologie) obtient 9,12 %, René Revol (Front de gauche) 8,59 %, la maire PS de Montpellier Hélène Mandroux 7,74 %. L’abstention atteint 50,26 %, contre 34,19 % en 2004. Patrice Drevet (Alliance écologiste indépendante) obtient 3,87 %, Christian Jeanjean (dissident de l’UMP) 2,03 %, les trois autres candidats Jean-Claude Martinez, Richard Roudier (extrême droite) et Liberto Plana (extrême gauche) moins de 1 % chacun.

Mandroux largement distancée à Montpellier

Georges Frêche, 71 ans, grand favori du second tour de dimanche prochain, voit dans le vote « un désaveu de la direction nationale du PS » et une défaite des appareils politiques, qu’il devance largement, en candidat non inscrit. Il a assuré qu’il « tendrait la main aux trois listes » de gauche éliminées du second tour, et proposerait même une place sur sa liste à Hélène Mandroux. Un peu plus tard dans la soirée, son discours s’est toutefois durci à l’égard de son ancienne première adjointe, qui a réalisé un score « dérisoire » (11,36 %) dans sa propre ville, loin derrière Georges Frêche, qui dépasse les 40 %. L’ancien maire de Montpellier (1977-2004) a réitéré, dans la soirée, son souhait de voir Hélène Mandroux abandonner son mandat de maire. Réplique de l’intéressée : « J’ai été élue en 2008 et j’entends rester à mon poste de maire », assure Hélène Mandroux, pour qui il ne faut pas confondre « élections régionales avec élections municipales ». Elle a appelé dans la foulée les électeurs à « faire barrage à la droite et à l’extrême droite » au second tour, sans donner de consigne de vote.

Couderc appelle au « sursaut républicain »

De son côté, le maire UMP de Béziers, a appelé dans la soirée du 14 mars à « un sursaut républicain. Tous ceux qui ne veulent plus de cette gestion autoritaire de la Région, tous ceux qui ne veulent pas confier la Région à l’extrême-droite vont nous rejoindre », a assuré le candidat UMP à sa permanence de campagne. « Avec ce résultat, tout est possible au second tour », a-t-il déclaré à la presse. « Aujourd’hui, parmi les votants, deux électeurs sur trois rejettent Georges Frêche. C’est clair, net et précis. Entre les listes extrémistes, qui ne respectent ni l’individu ni la démocratie, nous apparaissons comme la seule alternative crédible. Pour ce second tour, croyez bien qu’on va se battre comme des lions pour pouvoir faire valoir cette alternative et pour rendre le Languedoc-Roussillon à la démocratie. Ma confiance est totalement intacte pour le second tour. » Une victoire de Raymond Couderc au second tour reléverait toutefois de l’exploit, vu la faiblesse de ses réserves, et la confortable avance du président sortant, désormais seul en piste à gauche.

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