Genepep développe une technologie innovante antimicrobienne
Alors qu'elle fête ses 20 ans, la biotech Genepep, spécialisée dans la production à façon de peptides, développe une nouvelle activité baptisée Amma, pour Antimicrobial materials. « Nous avons mis un point une technique qui permet de créer un nouveau type de surface antimicrobienne grâce aux peptides », explique Karine Puget, fondatrice-dirigeante de l'entreprise installée à St-Jean de Védas (1,2 M€ de CA en 2022, 14 salariés). Trois brevets, dont une licence exclusive CNRS, sont à l'origine de cette innovation. « Depuis le Covid, tout le monde mesure ce qu’est une maladie infectieuse et les dégâts qu’elle peut causer. » Les domaines d’application de cette innovation sont nombreux : surfaces, tissus, dispositifs médicaux, etc.
La preuve de concept (Poc) de cette innovation a été financée par Bpifrance et une levée de fonds de 650 k€ réalisée en 2020 auprès de business angels. L’efficacité de cette innovation brevetée est permanente : « Nous avons travaillé avec l’école des Mines d’Alès pour la tester sur différentes matériaux et différentes conditions d’utilisation notamment en cas de chaleur extrême », indique la dirigeante.
Levée de fonds
Désormais, il s’agit pour ce spin-off de Genepep « de monter à l’échelle de l’industrialisation », poursuit Karine Puget, dès que la preuve de concept dans son ensemble sera achevée. À partir de septembre, Genepep se mettra à la recherche de partenaires ou de clients qui souhaiteraient fabriquer ces matériaux antimicrobiens. « Nous fournirons cette brique technologique dont nous resterons propriétaires », précise la dirigeante. Une fois que cette nouvelle activité sera amorcée, Karine Puget prévoit des recrutements dédiés ainsi que la recherche de fonds. « Dans un premier temps, nous aurons besoin de 1 à 3 M€, estime-t-elle. En termes de locaux, la biotech vient de doubler sa surface et occupe désormais 640 m2. « Depuis deux ans nous avons énormément investit dans notre matériel pour être en mesure d’accompagner nos clients de la recherche à la mise en marché de leurs produits », soit 1,2 M€ en 18 mois, l’équivalent du chiffre d’affaires 2022 de Genepep.
Chimie verte
Karine Puget fonde également beaucoup d’espoir dans la chimie verte « à moyen terme car aujourd’hui le marché n’est pas encore prêt ». Cela se traduit par une réduction des solvants ou une utilisation de produits plus verts, davantage de recyclage ou une amélioration des rendements de synthèse. « Ce volet vert sera clé. Le secteur de la cosmétologie y est déjà sensible car la chimie verte est un argument marketing important. Cela viendra plus tard pour les médicaments car les molécules sont plus complexes et les coûts plus importants. »











