Gard/Social - Exclusif : Cacharel quitte définitivement Nîmes, 65 emplois supprimés
Cacharel, propriété de l’ancien député-maire de Nîmes, Jean Bousquet va fermer ses sites de Nîmes et Caveirac (65 emplois). Cette décision s’inscrit dans \"un plan de relance\" de la marque explique Marc Ramanantsoa. Le nouveau directeur général délégué de l’entreprise est venu présenter le plan social lors d’un comité d’entreprise à Nîmes (Gard), vendredi dernier. Essentiellement dévoué à l’administration et à la logistique, les sites gardois fermeront leurs portes d’ici un an. Au total, Cacharel supprimera 100 emplois sur 150. « Nous créerons une quinzaine de postes dans les secteurs du design, du marketing et de la communication à Paris », indique Marc Ramanantsoa qui veut ainsi recentrer la marque sur son cœur de métier laissant tout ce qui relève du secteur industriel, notamment la logistique « à ceux qui savent le faire, car nous accusons des pertes structurelles ».Jusqu’à 1 200 personnesC’est la fin d’une histoire entre Nîmes et Cacharel qui y avait fermé sa dernière usine française en 1999. La marque subissant un long déclin. « Il y a une dizaine d’années, M. Bousquet a quitté le créneau prêt-à-porter pour devenir créateur. Il est reparti à Paris. On a changé très souvent de stylistes, de directeur général, et l’identité de la marque s’est diluée. En plus, on n’a plus de directeur commercial depuis deux ans », résume Eliane Casino, secrétaire du comité d’entreprise. Aussi, direction générale et salariés en conviennent de concert : « Cela fait dix ans qu’un mal perdure. » Cacharel a employé jusqu’à 1 200 personnes et réalisé un CA supérieur à 150 M€. Avec 150 salariés, et bientôt 50 après le plan social prévu, l’entreprise, qui a externalisé sa production dans le reste de l’Europe et en Asie, ne réalise que 24 millions d’euros de chiffre d’affaires (hors licence), dont 90 % à l’export, et accuse une perte de 2 millions (hors vente d’actifs immobilier) sur le dernier exercice. Pour leur avenir, les salariés sont inquiets. La moyenne nîmoise d’ancienneté dans l’entreprise est de 25 ans, d’après Eliane Casino, et beaucoup de salariés ont plus de 50 ans.Guillaume Mollaret










