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| | 20/03/2009

Gard/Rhône – 21,5 % du plan Rhône 2007/2013 mené à bien

Avec 209 projets menés à bien depuis le lancement du plan Rhône, 139 M€ ont été dépensés sur le financement total de 647 M€* prévu pour le plan Rhône entre 2007 et 2013, selon un bilan présenté ce vendredi au château de Clary à Roquemaure à l’occasion des Rencontres du plan Rhône. Pour le L.-R., les travaux les plus significatifs ont porté sur le confortement de la digue de la Banquette et de celle de la Vierge à Beaucaire, le renforcement de la digue entre Beaucaire et Fourques, les travaux de sécurisation de la gestion des ouvrages en période de crues. Les prochains chantiers gardois consisteront dans le ressuyage des terres agricoles de Petite Camargue, le renforcement des digues du Petit Rhône et les aménagements de façon à rendre carrossables les digues. La région est néanmoins « un peu en retard », selon les propos de son président, « car nous menons des études préliminaires qui comportent des délais incompressibles ». Etudes qui impliquent parfois l’Etat comme pour le port de l’Ardoise, ce dernier n’ayant pas rendu son avis sur les zones inondables en rivage, à l’amont de l’ancienne usine Ugine.Un espace « économique, social et politique »Introduisant les débats des Rencontres du plan Rhône, Georges Frêche a, « une fois n’est pas coutume », remercié en premier lieu l’Etat pour son engagement, lui « qui n’avait jamais bougé pour le Rhône sauf pour créer les centrales nucléaires ». Le président de la Région avait été à l’instigation du plan, lors de la campagne des Régionales 2004, en composant l’Appel du grand delta, avec les candidats socialistes des régions Rhône-Alpes et PACA, devenus présidents depuis. Se félicitant d’être tombé « le jour où il faut parmi les 365 jours qui jalonnent l’année » pour être remercié par Georges Frêche, Jacques Gérault, préfet de la région Rhône-Alpes et préfet coordonnateur de bassin, a souligné l’importance du fleuve, « espace économique, social et politique. Mon rôle est de le fédérer et de l’animer car le projet se doit d’être populaire ». En assurant le protection des populations, il s’agit aussi, toujours selon le préfet coordonnateur, « d’en profiter du point de vue économique » », le tout dans une logique de développement durable. Ce qui oblige parfois le préfet « à dire non à des constructions et des emprises foncières qui se développent comme des cancers ». L’intérêt fluvial du Rhône permet ainsi, dans l’optique de Jacques Gérault, de concilier économie et développement durable : « le fleuve n’embarque que 5 millions de tonnes de marchandises. On pourrait augmenter à 12 millions, voire 15 millions de tonnes et ainsi supprimer des milliers de camions sur l’autoroute. En sachant que 80 000 tonnes de moins sur les routes, c’est 6 000 poids lourds de moins ».F.D.* 228,41 M€ de l’Etat, 185 M€ de la Compagnie nationale du Rhône, 77,275 M€ de la région PACA, 57,375 M€ de la Région L.-R., 50,695 M€ de la Région Rhône-Alpes, 33,8 M€ de l’Union européenne, 88,725 M€ de la Région Bourgogne et 2 M€ de la région Franche-Comté.?

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