Gard : patrons et élus remontés contre les nouveaux horaires TGV
« On est la seule région de France à avoir plus de gares et moins de trains. C'est fabuleux ! » Conseiller régional LR et DGS d'Alès Agglomération, Christophe Rivenq est très remonté contre les nouveaux horaires SNCF liés à l'ouverture la gare TGV Montpellier Sud de France le 7/7. En effet, deux lignes, desservant jusqu'ici Montpellier Saint-Roch et la gare centrale de Nîmes, partiront désormais de la nouvelle gare de Montpellier Sud de France. Ces deux lignes circuleront sur le nouveau contournement ferroviaire de Nîmes et Montpellier (CNM, inauguré le 5 juillet par Elisabeth Borne, ministre des Transports). Or, le CNM ne dessert pas la gare de Nîmes et les trains qui circuleront dessus ne s'arrêteront donc pas dans le Gard. Une gare est certes en cours de construction à Manduel, sur le tracé du CNM, mais elle ne sera mise en service que début 2020. Les trains qui ne s'arrêteront plus dans le Gard sont particulièrement prisés des chefs d'entreprises gardois. L'un partait de Nîmes à 6h54 (arrivée 9h53 à Paris-Gare de Lyon) tandis que l'autre assurait un retour à 19h07 depuis Paris (arrivée 21h05 à Nîmes).
« On ne va quand même pas aller prendre le TGV à Montpellier »
« À moins d'écourter les réunions de travail, les Alésiens ne peuvent plus faire l'aller-retour dans la journée. La SNCF va nous faire préférer l'avion. Et ça a un coût », tempête l'élu cévenol. « Il y a un train avant 6 heures du matin. L'avenir appartiendra plus que jamais à ceux qui se lèvent tôt », ironise pour sa part le promoteur immobilier nîmois Alain Penchinat (Les Villégiales). « Il va falloir trouver d'autres moyens de s'organiser pendant un an et demi et l'ouverture de la gare TGV Nîmes-Pont du Gard en décembre 2019 », philosophe-t-il. Président de la CPME 30, Xavier Douais fustige une organisation « qui ne va pas dans le bon sens. On ne va quand même pas aller prendre le TGV à Montpellier. » De son côté, Éric Giraudier, président de la CCI du Gard, affirme que la question sera portée à l'ordre du jour de la prochaine assemblée générale de la CCI, lundi 25 juin.










