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Gard : la nouvelle carte intercommunale
À l’issue d’une nouvelle réunion de la Commission départementale de coopération intercommunale du Gard, le 15 décembre, le préfet du Gard, Hugues Bousiges, s’est félicitée d’une « très large approbation », par 36 vois sur 44, de la carte des intercommunalités du Gard résultant des amendements à sa carte initiale. Le nouveau schéma prévoit de réduire le nombre d’intercommunalités de 31 à 19, et de réduire le nombre de syndicats intercommunaux de 226 à « moins de 200 ». Le schéma initial proposé par le préfet et avril proposait de passer à 16 EPCI et 172 syndicats.
Principales innovations du nouveau schéma : la création d’une nouvelle communauté d’agglomération de 42 communes et 65 000 habitants, dans le Gard rhodanien, autour de Bagnols-sur-Cèze, et l’élargissement à 50 communes et environ 120 000 habitants de la communauté d’agglomération d’Alès. En revanche, deux fusions proposées par le préfet ont été refusées ou revues à la baisse : la grande intercommunalité Uzès-Pont du Gard-Lussan, qui devait rassembler 48 communes, se fera sans la CC du Pont du Gard, qui préfère rester isolée, avec Domazan. Le président de l’intercommunalité a déposé hier un amendement en ce sens, approuvé par la CDCI. « Les élus ont désapprouvé cet amendement, mais l’ont voté pour ne pas contredire leurs collègues », commente le préfet. Deuxième refus de la CDCI : celui d’une grande intercommunalité en Camargue, entre Terre de Camargue (Le Grau-du-Roi) et Petite Camargue (Vauvert). Selon le préfet, « le maire du Grau-du-Roi estime avoir plus d’affinités avec des communes maritimes, comme les Saintes-Maries-de-la-Mer ou La Grande Motte ».
De l’argent pour les grandes intercos
Le préfet prendra d’ici au 31 décembre un arrêté fixant la nouvelle carte intercommunale. Tout en laissant la porte entrouverte à de nouveaux amendements, à la marge. Les communes et les intercommunalités délibéreront ensuite sur les fusions proposées, dans l’année 2012. Assez rapidement pour les plus consensuelles, comme la nouvelle Agglo du Gard rhodanien. Sans doute plus tard pour les plus contestées, comme l’élargissement de l’Agglo d’Alès. Le processus sera achevé, au plus tard, à la mi-2013. S’il regrette de ne pas avoir été suivi sur certains points, le préfet estime avoir atteint les objectifs fixés par la loi : le rattachement à des intercommunalités des 12 communes isolées, et le regroupement des intercommunalités pour former des ensembles d’au moins 5 000 habitants, sauf en zone de montagne. Il s’est dit « convaincu que Lens-Gardonnenque, un jour, entrera dans la communauté d’agglomération de Nîmes. À ce moment-là, les deux agglomérations de Nîmes et d’Alès se toucheront. Le Gard a besoin d’avoir des ensembles attractifs qui ont les moyens d’attirer les entreprises, car les territoires sont en compétition les uns avec les autres. L’Etat et les grandes collectivités, conseil général et Région, ont de moins en moins d’argent. Les euros iront sur des projets structurants, là où sont les gens ».










