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| 4/11/2019

French Proptech Tour : quand la Tech sert la conception des villes et des logements

40 start-up issues du mouvement de la French PropTech (contraction de property et technology, désignant l'univers des start-up de l’immobilier) dont 12 implantées à Montpellier, berceau de la PropTech avec Nantes (150 start-up), ont durant deux jours – les 29 et 30 octobre à l’Opéra de Montpellier - présenter leur produit et/ou service digital aux acteurs de l’acte de bâtir pour répondre aux enjeux du secteur de l’immobilier et de l’aménagement des villes. Le démonstrateur itinérant qui a pris place sur la scène de l’Opéra a permis de diffuser largement les pratiques digitales liées aux nombreux métiers de l’immobilier. « Le secteur fait face à des problèmes de défiance et d'efficience de ses acteurs. On enregistre 10 Md€ de malfaçons sur des chantiers en France, 90 jours de délai moyen de transaction, sans oublier la concurrence des géants du numérique, déclare Pierre Leroy, président de la French PropTech et co-fondateur d’EP (Nantes). Il faut mettre de la technologie au service du vivre ensemble ! Et cela passe par la co-construction de la ville avec les aménageurs, les promoteurs et les élus.»

Ré-inventer un nouveau modèle
Les acteurs locaux ont bien conscience de la nécessité de développer « un travail coopératif entre les deux mondes du digital et de l’immobilier », comme le souligne Chantal Marion, vice-présidente de la Métropole de Montpellier en charge de l’urbanisme et de l’économie. Celle-ci intervenait lors de de la table ronde sur le thème de La fabrique des quartiers où les architectes François Fontès et François Roux, Christophe Pérez, DG de la Serm (aménageur), Ethel Camboulives, directrice de l’agence Eiffage Immobilier Méditerranée et Laurent Villaret, président de la fédération des promoteurs immobiliers, se sont fait écho des défis à relever : ré-inventer un nouveau modèle pour réparer  la vile ; construire une ville tournée vers l’humain et les usages ; faire face à la complexité des normes et des règles d’urbanisme, la hausse des prix, la spéculation foncière… « Il faut aussi révolutionner la mobilité, souligne Michaël Lalande, co-fondateur d’Idéalys (Montpellier). Aujourd’hui, il y a 54 % d’utilisateurs de la voiture sur le quartier Port Marianne à Montpellier alors que les prévisions tablent sur 34 % en 2030. Il ne faut pas oublier que l’on construit aujourd’hui pour les 100 prochaines années ! ».

Recentrage sur le besoin du client
Si le digital impacte la conception de la ville et de l’immobilier, il impacte aussi la commercialisation de logements neuf, thème abordé à la 2e table ronde. « On ne peut pas dire que les technologies favorisent une baisse immédiate des coûts. La maquette numérique ou Bim demande des investissements importants pour réaliser des économies d’échelle entre 5 et 10 ans. Toutefois, le digital répond aux enjeux des usages, de l’évolution de la ville. Il fiabilise et optimise la commercialisation », indique Jeanne Massa, fondatrice d’Habiteo présente sur le démonstrateur. « Le digital amène un gain de productivité dans l’administration des ventes, nous permettant de nous recentrer sur nos clientsIl nous permet d’enfoncer les portes de nos clients en suggérant le besoin », concède Anaïs Thourot, DG du groupe Roxim (Montpellier) qui produit 350 logements par an. « Le digital nous permet d’aller plus vie, nous aide à mieux nous organiser et qualifier nos prospects. Toutefois, il manque encore un market place réunissant les offres des promoteurs », estime Laurence Racine, directrice de l’agence KellerWilliams à Montpellier. « La question de l’intermédiation (vente du logement assurée par un tiers, NDLR) peut en partie trouver une solution dans le digital. Toutefois, nos contraintes économiques nous amènent à nous appuyer sur les réseaux de commercialisation extérieur pour atteindre les ratios de pré-vente pour réaliser le projet », souligne Floris Coucke, co-fondateur de Néo City (Montpellier). Anaïs Thourot est convaincue que « le digital permet de ré-inventer nos métiers et de repousser les frontières du marché de l’immobilier pour répondre à des attentes sociétales. La preuve : 20 % de nos effectifs sont centrés sur le digital. Ces technologies contribueront demain à changer le rapport à la propriété. »

Les start-up présentes : 

CityScan (Kinaxia)

Antibes
Immodvisor Nantes
Joyom (EP) Nantes
Kadran (EP) Nantes
MyNotary Lyon
Papernest Paris
Solen Paris
BlocinBloc Nantes
Emoko Rennes
Exense Rennes
Habiteo Paris
Habx Paris
Happywait Rennes
Switfi Montpellier

Unlatch by Legalife

Paris
Amaplace Montpellier
Beem Montpellier
EP Nantes
Farmbot Montpellier
Idealys Montpellier
MaSmartHome Montpellier
SmartHab Montpellier
Syment Montpellier
Bazimo Montpellier
Burostation Montpellier
AOS Paris
Fundimmo Nantes

Preventimmo (Kinaxia)

Antibes
Promolead Montpellier
Mvelo Montpellier
 

 

Véronique Coll / coll@lalettrem.net
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