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Hérault
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| 30/06/2010

Frêche déloge Mandroux de la présidence du CHRU

Georges Frêche a été élu ce mercredi 30 juin, dans la soirée, président du conseil de surveillance du CHRU de Montpellier. Il remplace le maire de Montpellier, Hélène Mandroux, qui n’était pas candidate. Le président de l’Agglo de Montpellier a obtenu 12 voix sur 14, un membre du CA étant absent, et Hélène Mandroux et André Vezinhet, président du conseil général de l’Hérault, n’ayant pas pris part au vote. Les membres du conseil de surveillance sont des représentants d’institutions, des médecins, du personnel de l’hôpital, des professionnels de la santé et des représentants des usagers. « Le moment est venu pour la Région d’aider le CHU, a assuré le président de la Région à la presse à l’issue de la réunion. Si nous voulons que le CHU de Montpellier-Nîmes garde sa place au niveau national et ne soit pas débordé par Aix-Marseille, Toulouse, et demain Nice, il faut continuer les investissements ». Georges Frêche, qui ambitionne de faire passer le CHU de Montpellier du 8e au « 3e ou 4e rang », a dit vouloir se substituer à un Etat, selon lui, défaillant. « Maintenant que nous avons réhabilité les lycées, nous allons mettre de l’argent en priorité sur la recherche, les universités, les personnes âgées, le tourisme et l’hôpital ». La Région finance déjà, ou s’apprête à le faire, des projets hospitaliers à Perpignan, Carcassonne, Narbonne et Nîmes.

« Gloriole »

Georges Frêche a réfuté toute volonté de revanche politique sur le maire de Montpellier Hélène Mandroux, qui s’était présentée contre lui aux dernières élections régionales. « Je ne me suis pas présenté pour je ne sais quelle gloriole », a assuré le président de Région, tout en ajoutant que « deux personnes », Hélène Mandroux et André Vezinhet, avaient selon lui « fait un peu de politique politicienne ». André Vezinhet a pris la porte une heure avant la fin de la réunion, en lâchant aux journalistes présents sur le perron que Georges Frêche « était présent alors qu’il n’avait pas été désigné par son assemblée, mais a été désigné autoritairement par le préfet », et qu’il ne prenait donc pas part au vote. « Le CHU n'est pas un terrain de jeu politique », a estimé de son côté Hélène Mandroux, dans un communiqué. Le maire de Montpellier, qui préféré esquiver les questions de la presse, a justifié son refus de prendre part au vote car il était, selon elle, « entâché d’irrégularité » pour les raisons évoquées par André Vezinhet. Un argument réfuté par le directeur de cabinet de Georges Frêche, Frédéric Bort, selon qui la désignation par le préfet était « parfaitement légale ». « Si j’ai pris la présidence, ce n’est pas pour la gêner, jure Georges Frêche. Elle a fait de l’excellent travail. Mais elle a d’énormes dépenses à faire à la Ville de Montpellier, en particulier la nouvelle mairie, la 4e ligne de tramway, etc. Je ne vais pas, en plus, la charger d’un hôpital ! Ce n’est pas Georges Frêche es qualité qui se présente. C’est le président du conseil régional et de l’Agglo. Je me présente pour amener des financements qu’elle ne peut pas amener. Sinon, je lui aurais très volontiers laissé la présidence qu’elle a fort bien assumée ces dernières années ». Maryline Martinez, cancérologue et première adjointe au maire de Carcassonne, Jean-Claude Perez, a été élue première vice-présidente du conseil de surveillance du CHRU.

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