Forum Destination International : MP pousse à l’international
Avec la 9ème édition du Forum Destination International, le 7 juillet prochain au centre de congrès Pierre Baudis à Toulouse (entrée libre, sur inscription : www.forumdestinationinternational.fr), la Région MP et la CCI MP affichent la force de frappe de la région à l’international. Sur une seule journée (9h-18h), plusieurs événements sont prévus : tables rondes (Comment s’exporte le numérique en MP ?), job dating sur les carrières internationales, rendez-vous experts sur les aspects juridique/finance, structuration de la démarche, transport/logistique, ressources humaines, ou encore par pays ou par dispositif (Volontariat International en Entreprise)… Des ateliers émailleront la journée. Exemple : « Dématérialisation : facilitez-vous l’export ! », « les clés du financement pour réussir à l’international », « le management interculturel : clés et astuces », « e-commerce : les best pratices à adopter », « Quatre façons de gérer ses expatriés », « Gérer les risques, piloter les opérations et contrôler les réalisations », « Sécurisation et financement ». Des Trophées de l’Export seront remis à 12h30.
La région MP dégage 15,89 Md€ en solde positif (+ 9 % par rapport à 2013). C’est la 1ère région de France à l’export, du fait du poids de l’aéronautique et de l’espace (83 % des produits exportés). Les exportations pèsent 45,15 Md€ (10,6 % des exportations françaises) et les importations : 29,25 Md€ (5,9 % des importations françaises). La Haute-Garonne concentre 91 % des exportations en MP. L’Allemagne est le 1er pays partenaire, tant en import qu’en export, suivi des Etats-Unis, de l’Angleterre, de la Chine et de l’Espagne.
Objectif de guerre
« L’international est un objectif de guerre, a martelé Alain di Crescenzo. Tout d’abord, par résistance. Nos entreprises doivent résister à un monde ouvert, à des clients qui demandent à nos entreprises de les implanter à l’international. Elles doivent faire aussi face à des entreprises qui viennent prendre des parts de marché ici. Ensuite, il y a 25 fois plus de business à faire à l’étranger que sur notre marché domestique. Ensuite, la dynamique de croissance est 5 fois supérieur à l’international qu’en France. Enfin, l’export est un vecteur de durabilité et de compétitivité pour les entreprises. Leur durée de vie à 10 ans est entre 3 et 5 fois supérieur pour celles qui sont à l’export, comparé à celles qui ne le sont pas. »
Forum Destination International est ouvert pour la première fois aux entreprises du Languedoc-Roussillon, a précisé Alain di Crescenzo, président de la CCI de Toulouse. Ce dernier rencontre ce mardi André Dejlarry, président de la CCI de Montpellier, pour évoquer notamment la création d’un club d’entreprises commun.
Forum ouvert aux entreprises du LR
Le prochain Forum Destination International, en 2016, se déroulera pendant l’Euro 2016 de football, organisé en France, et pour lequel Toulouse accueillera des matches. « Un partenariat va être signé entre CCI France, la CCI MP et l’UEFA, a indiqué Didier Gardinal, président de la CCI MP. Le réseau des chambres sera l’unique partenaire du monde de l’entreprise pour cet Euro. »
En 2014, 80 entreprises ont été détectées (+ 2,5 % par rapport à 2013) par le dispositif d’accompagnement du réseau consulaire. 52 diagnostics poussés d’entreprises ont été réalisés, 34 journées d’informations se sont déroulées (900 entreprises y ont assisté), 600 entreprises ont été accompagnées de façon individuelle, et 180 entreprises de MP sont parties à l’international.
Des entrepreneurs ont témoigné de leur expérience à l’export. Serge Atia (Proxidelice, présent en Asie) : « Notre savoir-faire français ne suffit pas à lui-même. Je viens de changer toute ma marque, le positionnement, les couleurs, pour l’adapter à mes clients. J’ai pris des codes couleurs chinois. Les concurrents sont européens, voire mondiaux. Il faut voir qui sont les concurrents. Beaucoup d’acteurs européens sont présents en Asie. Il faut réfléchir à ce qu’on peut valoriser par rapport à eux. »
Stéphane Contrepois (Myfeelback, implanté à New-York depuis six mois) : « On noue des partenariats stratégiques avec des grands donneurs d’ordre. On rencontre des prospects américains tous les jours, pour ne pas perdre de vue la réalité du marché. Et nous passons par des partenaires français, peu connus ici mais très présents aux Etats-Unis. Un petit bémol : on a eu la prétention d’être bons parce qu’on était français. En fait, il faut dire qu’on est une start-up américaine. Le choix commercial et de distribution doit être américain. Il faut être une société américaine avant tout pour pénétrer le marché américain ! »










