Fin des discussions pour le rachat de Quézac
Le groupe Nestlé Waters Supply annonce, le 28 mai, mettre fin aux discussions pourtant bien avancées avec l’homme d’affaires, Eric Besson pour l’acquisition des eaux de Quézac aux alentours de 8 M€ (Lozère). « D’un commun accord, M. Besson et Nestlé Waters France ont décidé d’arrêter le processus en cours, ayant pris acte de l’impossibilité de réunir les conditions indispensables à la réalisation du projet », précise le groupe propriétaire du site depuis 1992. « C’est seulement l’exclusivité qui est terminée, pas la vente », assure Pascal Frazzoni, délégué CGT. Le groupe indique toutefois qu’une cession reste « une option possible. » Diverses réunions se tiennent ce 29 mai, notamment en présence de politiques (Département, sénateur, député), et une réunion est prévue le 2 juin en préfecture. L’usine d’embouteillage de Quézac, basée à Ispagnac, produit 500 000 bouteilles par jour et emploie une soixantaine de salariés.
Comme annoncé dans La Lettre M, le 4 mai, les négociations de reprise de l’usine des Eaux Quézac entre Nestlé Waters Supply Centre et Eric Besson devaient être actées en juin. Le projet industriel du repreneur était apparemment cohérent. Déjà propriétaire de la source du Pestrin en Ardèche, développant les marques Ventadour et Chantemerle, Eric Besson comptait créer un pool de marques d’eau provenant du massif cévennol avec la marque Quézac. « Les experts que nous avons mandaté nous ont donné des résultats qu’il nous faut affiner. Nous n’avons pas encore pu nous entretenir avec les experts financiers de M. Besson », poursuit le délégué syndical, dénonçant la tension qui règne sur le site d’exploitation.










