Fertilaine veut doubler son réseau de distribution d'ici à 2027
La société aveyronnaise Fertilaine vise les 500 points de vente d’ici à deux ans. Fondée en 2023 à Rodez par deux frères, Vincent et Pierre-Marin Fabry, elle valorise la laine de brebis comme fertilisant des sols en transformant la laine tondue en granulés, un engrais naturel qui permet de retenir l’humidité et d’apporter des nutriments naturels. « Nous sollicitons des enseignes avec pour objectif de passer de 200 points de vente à 500 en 2027 », explique à La Lettre M son cofondateur, Vincent Fabry. Fertilaine, qui a enregistré 300 k€ de CA l'an dernier, s’apprête aussi à commercialiser de nouveaux produits : des rouleaux de paillage à base de laine fabriqués en partenariat avec la filature Colbert, à Camarès (12).
Jardiner naturellement
Les rouleaux et disques de laine permettent de réduire l’arrosage et l’apparition de mauvaises herbes, mais aussi de réguler la température. Ils viennent en complément des granulés. Ces fertilisants sont commercialisés auprès des particuliers soucieux de jardiner sans recourir à des engrais chimiques, via un site Internet et dans des jardineries. Issue de la tonte de brebis élevées localement, cette laine est une réponse naturelle aux besoins des plantes. « Nous travaillons avec la laine de notre ferme familiale et avec celle achetée auprès d’une trentaine d’éleveurs de brebis à 20 kilomètres autour de chez nous », précise Vincent Fabry. En 2025, son frère et lui en ont ainsi récolté plus de 30 tonnes. Sur la zone autour de la commune de Roquefort, il estime que 1 500 tonnes de laine pourraient être valorisées ; une matière première pérenne et peu ou pas utilisée actuellement. Fertilaine a reçu le prix « Coup de cœur » de la 44e édition du concours Inn’Ovations de la Région Occitanie. Une reconnaissance de l’ancrage local de leur activité. « Ce type de produit existait déjà sur le marché mais notre différence, c’est la production locale », confie Vincent Fabry. Et d’ajouter : « Nous nous sommes donné comme mission de reconstruire cette filière laine tout en rémunérant l’éleveur, une façon de soutenir une profession qui souffre en ce moment. »











