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Pyrénées-Orientales
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Education - Formation
| 2/04/2012

Fabrice Lorente : « une Université à taille humaine et performante »

Depuis ce vendredi 30 mars, Fabrice Lorente est le nouveau président de l’Université Perpignan Via Domitia (budget : 67 M€), succédant ainsi à Jean Benkhelil. à l’aube de ses 35 ans, ce maître de conférence en psycho- sociologie du sport, vice-président du CEVU (conseil des études et de la vie universitaire), a présenté en fin de matinée ses ambitions pour la durée de son mandat (4 ans).

Une université à taille humaine
Même s’il s’inscrit dans la droite ligne de la politique conduite par son prédécesseur, le jeune président veut conserver une université à taille humaine, « voire même avec 8 000 étudiants contre 10 000 actuellement. Je préfère avoir moins d’étudiants et plus qui réussissent, c’est un vrai challenge. Je ne crois pas que la taille de l’Université soit un gage de qualité », indique-t-il, convaincu qu’une université à taille humaine « présente de nombreux atouts : réactivité, services rendus à l’étudiant, relation pédagogique et accompagnement jusqu’à l’insertion professionnelle facilité. » Selon lui, le taux d’insertion des étudiants en Master de l’UPVD, 12 mois après l’obtention de leur diplôme, est de 91 %. « 50 % des étudiants s’insèrent en région et plus de 30 % dans le département, 5 à 6 % à l’étranger », ajoute-t-il.
Maîtrise du budget
Côté gestion, le président veut maîtriser son budget de 67 M€ en s’appuyant sur des prévisionnels, des plan pluri-annuels d’investissements, « notamment pour le pôle recherche qui sera étalé sur 5 ans », commente-t-il. Il prévoit de poursuivre des travaux de rénovation (Bâtiments B et C, Maison de la santé). L’objectif est à mi-mandat, de n'avoir plus aucun préfabriqué sur le site de l’UPVD. Par ailleurs, il souhaite qu’un travail soit amorcé pour uniformiser les services sur les antennes de Font-Romeu, Mende, Narbonne, Carcassonne (77 employés) en s’appuyant notamment sur le numérique. L’Université de Perpignan compte 1 000 employés (dont 150 contractuels), un vice président des ressources humaines va être nommé annonce le président qui entend développer « la titularisation pour garantir des emplois stables avec des perspectives. »
Deux ancrages : PRES Sud de France et Campus d’excellence Européen
Fabrice Lorente veux conduire une université ambitieuse et performante avec un double ancrage à travers le PRES Sud de France, dont l’UPVD est membre fondateur, et le Campus d’excellence Européen (nouvelle appellation du PRES Transfrontalier qui regroupe les Universités de Perpignan, Gérone, des Iles Baléares, de Lérida et Paris VI-Pierre et Marie Curie). « On continuera à travailler l’université de Montpellier et on densifiera dans le cadre du futur contrat quinquennal », souligne le président en rappelant qu’il était favorable au PRES et ses synergies « il faudra penser nos offres de formation à une échelle régionale ». Cela se traduirait à travers la co-habilitation de formations à l’échelle régionale sur les métiers de la formation et de l’enseignement, le master Staps de notre antenne de Font-Romeu et Montpellier 1, la préhistoire avec l’unité mixte de recherche du laboratoire du Musée de Tautavel et l’UM3, ou encore développer les relations avec Polytech et Polytech ENR. D’autres axes prioritaires sont à développer comme la co-accréditation avec des laboratoires de l’UM1 et UM2, faciliter la vie étudiante, travailler sur un observatoire régional de l’insertion professionnelle des étudiants. Du côté du Campus d’excellence Européen, « on se situe au niveau des Eurorégions et Eurocampus. Celui-ci se structure et donne des résultats notamment sur les champs du « tourisme et eau », ou encore avec le projet européen Miro. Nous travaillons à un appel d’offres pour accentuer ses collaborations et mobiliser des fonds. L’UM1 pourrait intégrer ce campus comme membre associé dès que le GECT sera en place. » Le siège du Campus d’excellence Européen devrait logiquement s’installer à Figuères.
Des pôles forts de recherche
Autre ambition du nouveau président : avoir une recherche lisible et forte à travers de grands pôles unissant différents laboratoires : ENR, biologie notamment marine, sciences humaines et sociales… « Nous aurons moins de pôles de recherche, mais ils bénéficieront de plateforme, de recherche commune avec des mutualisations internes », précise-t-il. Dans le cadre du CPER 2013-2020, l’UPVD travaille sur la création de trois plateforme de recherche commune : biologie, environnement, sciences humaines (lettres, Art, langues Méditerranée). Pour répondre aux attentes des étudiants et du marché de l’emploi, des licences pro spécifiques seront créées. L’ouverture sur le monde socio-économique sera poursuivie et développée. « Nous avons tissé des liens très sérieux avec les collectivités, les entreprises et associations qui nous ont permis de diversifier nos collaborations, poursuit-il. Nous avons divers outils pour cela : la fondation, le service formation continue, les laboratoires de recherche. »
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