Fabrication additive : Prismadd va ouvrir 3 nouveaux sites
La société Prismadd accélère sur le marché de la fabrication additive. « Nous lançons le mois prochain la production de pièces en série », annonce à La Lettre M Philippe Rivière, président. Née à Montauban* il y a 2 ans d’un rapprochement entre les industriels Farella, Rhonatec et Creatix3D, Prismadd a très rapidement gagné des contrats avec Airbus (pièce en titane pour l’A350), Volvo, DCNS, Schneider… Depuis 18 mois, 11 M€ ont été investis pour maîtriser toute la chaîne de valeur de l’impression 3D métal et plastique, de la fabrication de poudre jusqu’à la livraison de pièces finies. « D’un seul site de fabrication additive à Montauban (18 personnes sur 60 au total, NDLR), nous sommes passés à 4 sites de production - dont un au Japon depuis février -, plus un bureau d’études (3DXpertise) et un fabricant de poudres (3DMaterials). Trois nouveaux sites sont en cours, pour une ouverture d’ici à la fin de cette année : un en France, dédié au marché de la défense, un en Espagne et un aux États-Unis. » À 5 ans, Prismadd vise les 200 personnes et entre 35 et 40 M€ de CA. « Nos investissements ne seront pas amortis avant 5 ans mais d’ici là, les machines seront obsolètes. C’est un marché où il faut investir en permanence si nous voulons garder notre avance technologique pour conserver notre position de rang 1 auprès des donneurs d’ordres », explique Philippe Rivière qui confie que des essais sont en cours « avec un partenaire » pour la fabrication de pièces de grande dimension, c’est-à-dire supérieures à 4,5 m.
* Le siège opérationnel de Prismadd se situe toujours à Montauban (82), tandis que son siège social est à Grigny (91).










