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Hérault
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Tourisme - Loisirs
| 15/07/2022

Évènementiel : les acteurs héraultais sur le pont

Impactés par la crise sanitaire ces deux dernières années, les acteurs héraultais de la filière évènementielle connaissent un rebond de leur activité durant le premier semestre. « On assiste à un embouteillage d’évènements du fait de report de manifestations de 2020 et 2021. Tout le monde se trouve un peu la tête dans le guidon », indique à La Lettre M, Grégory Blanvillain, à la tête de la société Com’Event et de l’association Repère Méditerranée, regroupant 70 professionnels de la filière. « Il s’agit d’une vraie année de redémarrage, malgré des contraintes de jauges jusqu’à février », confirme Cédric Fiolet, directeur général de la société gestionnaire de l’Arena Sud de France et du Parc des Expos, Occitanie Events.

Retour en force des congrès

Occitanie Events approche son niveau d’activité de 2019 où elle avait atteint un chiffre d’affaires de 16 M€. La structure devrait accueillir 112 événements en 2022 dont « 17 spectacles, 9 événements sportifs et 29 congrès ou conventions pour un chiffre d’affaires prévisionnel de l’ordre de 15 M€. En 2021, nous avions organisé 75 évènements pour 9,5 M€ de CA. » Du côté de Montpellier Events qui gère le Corum et le Zénith, le retour au niveau d’avant crise est aussi observable, notamment grâce à l’activité de congrès et événements professionnels (Mice). La SPL a programmé « 115 congrès ou conventions ou salons. La société devrait réaliser 11 M€ de CA en 2022, contre presque moitié moins sur l’exercice précédent (6 M€, NDLR)», précise Sandra Vernier, directrice générale de Montpellier Events. Face à une forte demande, la structure a même organisé le mois dernier une convention au Zénith pour le compte d’un établissement bancaire, regroupant 900 participants. Une première depuis plusieurs années.
La dirigeante pointe par ailleurs une embellie de la culture. « Contrairement aux deux années précédentes, aucun évènement culturel n’a été annulé. Nous avons programmé 90 concerts et environ 80 événements culturels sur cette année 2022. » Et ce, malgré deux premiers mois de jauges réduites.

Des incertitudes demeurent

Derrière ces bons chiffres, plusieurs incertitudes subsistent. À commencer par un climat sanitaire encore incertain pour la rentrée. « Depuis le démarrage de la crise, la filière a su démontrer qu’elle savait s’adapter aux contraintes réglementaires imposées. Même si on ignore quelles seront les prochaines », pointe Cédric Fiolet. Ce dernier se dit également soucieux par rapport à la hausse du prix de l’énergie. « Pour 2023, mon principal fournisseur m’a transmis un devis stipulant une hausse du tarif deux fois et demie supérieure à cette année. » 

La rentabilité en question

La reprise du secteur engendre par ailleurs une accélération de la demande des donneurs d’ordre et une potentielle atteinte à la rentabilité, estime Sandra Vernier. « Des acteurs nous demandent d’organiser des évènements dans un délai de trois à quatre mois, aux prix pratiqués l’an passé, ce qui impacte les marges. Surtout avec l'inflation. D’où un besoin de repenser les relations clients fournisseurs. »  Autre variable et potentielle problématique évoquée, la pénurie de main d’œuvre sur les métiers non qualifiés et techniques générant des tensions sur l’ensemble de la chaîne. 

Mickaël Deneux / deneux@lalettrem.net
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