États généraux du rail : la mobilisation au rendez-vous à Perpignan
Après Prades (le 10/5), place, dans les Pyrénées-Orientales, à Perpignan, le 2/6, pour la 21e rencontre des États généraux du rail et de l’intermodalité, la plus importante consultation organisée sur le transport collectif par la Région LRMP, qui est l’autorité organisatrice de la mobilité (2e budget de la Région LRMP après l’éducation et la formation, NDLR). Près de 200 participants élus, représentants des usagers, syndicalistes cheminots, la SNCF et des représentants du monde économique ont pu témoigner devant Agnès Langevine, vice-présidente de la région LRMP et Christian Dupraz, conseiller régional, leur avis sur l’avenir du rail, leurs attentes et dénoncer quelques inquiétudes. Le défi à relever par les élus régionaux est de densifier et moderniser le transport. « Il faudra établir des priorités », prévient Christian Dupraz car les choix qui seront faits conditionneront les financements pour les 15 à 20 ans à venir. Les questions d’ouverture et fermeture de gares, la continuité des lignes qui desservent le littoral, et notamment « Perpignan-Cerbère, qui est menacée », la politique tarifaire, les TER, la LGV, l’avenir du fret et de l’intermodalité, ont appelé une intervention de Michel Moly, vice-président du conseil départemental des Pyrénées-Orientales.
Des attentes
« Cela fait 10 ans qu’on évoque à Perpignan l’étoile ferroviaire et le transfert en train-tram qui éviterait le mitage foncier et permettrait de fixer la population. Cela aurait pour avantage de remettre en service la plateforme de réparation de Cerbère, de desservir le lycée d’Argelès,… », évoque-t-il. Autre point noir local : l’avenir du train jaune, un emblème du département. « La direction de la SNCF laisse cet outil d’équilibre du territoire dans un état déplorable. Il s’agit d’un train de service public et pas qu’un tortillard touristique », dénonce le comité des usagers qui appelle Carole Delga à intervenir sur la rénovation estimée à 150 M€ sur 10 ans. Présente, la présidente du conseil départemental des Pyrénées-Orientales, Hermeline Malherbe a montré l’attachement et la mobilisation du Département en faveur du Train jaune, rappelé que l’enquête publique du tronçon Montpellier-Perpignan serait lancée fin 2016.
Sur la question des financements, certains évoquent « de faire une réforme sur la taxe versement transport, comme effet de levier financier pour le ferroviaire, la nécessité de refaire pression sur l’écotaxe ». Côté des usagers on s’inquiète de la disparition des trains de nuit, « qui peut être un argument touristique et économique local. » Lors de cette réunion, nombre de participants notamment syndiqués et retraités cheminots ont exprimé leurs inquiétudes sur l’avenir des emplois locaux dans le secteur ferroviaire ou encore les risques de la privatisation.










