Fil infos

Languedoc-Roussillon
|
Conjoncture
| 16/03/2012

« Érosion » de l’activité dans l’industrie et les services selon la Banque de France

L’enquête mensuelle de conjoncture relative au mois de février 2012 publiée par la Banque de France conclut à « une nouvelle érosion de l’activité qui emporte la tendance, dans l’industrie comme dans les services marchands. » La baisse d’activité se traduit par un nouveau recul dans les industries agricoles et alimentaires ainsi que dans autres produits industriels sous fond de « tensions sur les prix d’achats » persistantes dans tous les secteurs ». La Banque de France indique cependant qu’un « rattrapage de production est prévu dans les industries agricoles et alimentaires », une baisse étant attendue sur l’ensemble des autres secteurs industriels. L’enquête fait par ailleurs état de carnets de commandes se remplissant « de façon inégale suivant les secteurs » avec une prime pour la branche des produits électriques, électroniques et informatiques. À contrario, les perspectives sont moins favorables pour les matériels de transport ou la production de denrées alimentaires et de boissons. L’activité et la demande sont également en retrait dans la métallurgie et la fabrication de produits métalliques.

Pas de reprise dans les services
« La reprise attendue dans le secteur des services marchands n’a pas eu lieu. L’activité des services s’oriente à nouveau à la baisse, les revalorisations tarifaires se poursuivent lentement, les effectifs sont quasi stables et les prévisions sont très mesurées », constate également la Banque de France. Une baisse qui semble épargner les branches « réparation automobile », « location » et « nettoyage ». Les secteurs transport et entreposage souffrent d’une morosité persistante de la demande « accentué par un attentisme de période pré électorale » qui pèse de façon croissante et quasi-générale sur l’activité du secteur. Même constat dans l’hébergement et la restauration avec, pour la majorité des entreprises interrogées, une baisse sensible de l’activité et des répercussions sur l’emploi « qui souffre de cette conjoncture défavorable ».
Inquiétude dans le BTP
Si elle reste d’un bon niveau, l’activité dans le bâtiment reste marquée par l’inquiétude liée au climat des affaires. Les carnets de commandes se renouvellent plus difficilement, les prix sont tendus, la rentabilité incertaine, notamment dans le second œuvre, et les coûts de production sont en augmentation. De même, en dépit d’une évolution positive dans quelques structures, la production se situe à un niveau peu satisfaisant dans les travaux publics. Les prix évoluent peu alors que les professionnels anticipent une réduction de la demande émanant des collectivités locales liée, là encore, " à la période pré électorale et aux possibles difficultés de financement. »
Enfin, dans le commerce de gros, le négoce de produits agro-alimentaires poursuit son rebond, celui des produits industriels amorce une légère reprise mis à part dans la branche des produits chimiques. « Le niveau des stocks est jugé trop élevé en raison d’un mois de décembre plus calme et des reports de commande sur janvier 2012 ». Quant aux perspectives, elles sont encourageantes dans l’agro-alimentaire mais se dégradent dans l’industrie au regard de carnets d’ordres qui se contractent dans un contexte de hausse des prix d’achat.
Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mois, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le guide « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie