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| 13/12/2010

Éric Giraudier décroche la CCIT de Nîmes

Le candidat du Medef, Eric Giraudier, succèdera à Denis Volpilière à la présidence de la CCI de Nîmes. Sa liste obtient 28 élus sur 50 à la CCI territoriale de Nîmes, contre 22 pour la liste adverse menée par Henry Douais (CGPME). La liste d’Éric Giraudier obtient huit élus à la CCI régionale, celle d’Henry Douais trois. Henry Douais remporte la totalité des sièges dans le collège « commerce » (15 pour la CCIT dont trois également pour la CCIR). Éric Giraudier fait lui, carton plein dans le collège « industrie », avec 18 élus à la CCIT dont trois pour la CCIR. Dans les services, Henry Douais décroche huit sièges, Éric Giraudier 10 sièges, dont cinq pour la CCIR. Interrogé hier soir à la préfecture, le futur président de la CCIT s’est dit « satisfait » du résultat. « C’est un travail d’équipe qui a payé, sur le fond, sur le projet et sur les territoires. Nous avons dû combattre des attaques personnelles, et des ignominies de tous ordres. Les politiques ont voulu s’immiscer à la CCI, avec leurs mauvaises manières. Nous avons fait preuve de maturité et d’intelligence collective, malgré toutes les forces en face de nous. L’essentiel est préservé pour le développement des territoires ». Éric Giraudier assure « tendre la main à tout le monde, y compris aux personnes élues dans l’autre liste ».

Henry Douais, à qui il a manqué trois voix seulement pour être élu dans le collège « services », devait être reçu ce soir par le préfet du Gard. Autres candidats recalés : Jean-Louis Bouscaren, président régional de la CGPME, et Serge Clausse, président sortant de la CRCI. S'interrogeant sur la fiabilité des votes par Internet, Henry Douais envisageait, ce soir, de déposer un recours.
Éric Giraudier : « il faut savoir perdre »
Interrogé, lors d'une conférence de presse, cet après-midi, sur l'éventualité d'un recours de son adversaire, Éric Giraudier a rétorqué : « J'ai beaucoup fait de sport. Il faut savoir gagner, et il faut savoir perdre. il n'y a pas plus incontestable que le vote Internet. » Il a réitéré son intention de « travailler avec toutes les bonnes volontés ». Le successeur de Denis Volpilière ajoute que « le temps de la campagne est passé » et qu'au delà des listes sur lesquelles les chefs d'entreprise se sont engagés, « ceux qui voudront travailler avec nous le pourront. »
Concernant les élections à la CCIR, Eric Giraudier, qui n'est pas candidat, soutiendra « un projet, pas un homme. » À ce titre, il explique avoir de très bons contacts « avec la Lozère et Perpignan (où Bernard Fourcade, président de la CCI, est candidat à la CCIR, NDLR) », laissant ainsi peu de doute sur le projet auquel il apportera ses voix.
A Nîmes, les élections ont été plutôt tendues entre la liste soutenue par le Medef et celle de la CGPME. La tête de liste Henry Douais, par ailleurs adjoint à la Ville de Nîmes, était soutenu par son sénateur-maire Jean-Paul Fournier (UMP). Eric Giraudier glisse de façon sybilline : « Nous travaillons bien avec beaucoup de collectivités territoriales, la Région, le conseil général, si certaines communautés d'agglomérations, ou communes, ne veulent pas travailler avec nous, nous en prendrons acte. Les entreprises ne sont pas dans la parole, elles sont dans l'action. Et je n'ai aucune volonté de m'engager en politique. »
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