Fil infos

Tarn
|
Syndicats - Fédérations - Associations
| 29/02/2024

En visite dans le Tarn, le vice-président du Medef critique « le flux continu » des réglementations européennes

Laurent Hérail, président du groupe GSR, et Fabrice Le Saché, vice-président du Medef en charge de l'Europe, lors d'une visite de l'entreprise à Gaillac (81).
© Thomas Alidières

C’est durant son « tour de France des adhérents » réalisé en vue des élections européennes de juin prochain que le vice-président du Medef, Fabrice Le Saché, visite le 28 février le Groupe Surplus Recyclage, spécialiste de l’économie circulaire installé dans le Tarn (48 M€ de chiffre d’affaires en 2023, 209 salariés). L’occasion pour lui de pointer du doigt le volume de réglementations émises par l’Union européenne à l’égard des entreprises : « Ce qui remonte de nos adhérents, peu importe les secteurs, c’est ce flux continu de certifications à obtenir pour être mis sur le marché. Et c’est un frein important : les dirigeants deviennent des administratifs et passent plus de temps sur les réglementations que sur leurs produits ! »

Depuis décembre dernier, d’abord via une plateforme en ligne et désormais au travers de déplacements au sein des Medef régionaux et territoriaux, l'objectif du syndicat patronal est clair : être au premier plan de ces élections européennes. Pour cela, l’organisation aux 190 000 adhérents mise sur un « Manifeste européen des entreprises de France ».

« Des réglementations qui vont vers l'excès »
Adhérent du Medef et accueillant l’étape occitane de ce tour de France au sein de son site gaillacois de réparation, de recyclage et de vente de pièces automobiles, Laurent Hérail, président du Groupe Surplus Recyclage, s'exprime sur les difficultés qu’il rencontre face aux normes : « L’Union européenne est un grand enjeu pour nous, car les réglementations vont vers l’excès. Certaines sortent à deux mois d’écart et sont contradictoires ! Evidemment que c’est positif lorsque nos produits sont reconnus au niveau européen grâce aux certifications de l’UE, mais nous craignons également que certains marchés disparaissent avec ces réglementations. Par exemple, le marché des batteries électriques : les véhicules sont arrivés en masse et très rapidement, mais nous ne savons pas et ne pouvons pas encore les réparer, car nous manquons de réglementation. Nous savons que cela va être un marché phénoménal mais nous ne pouvons pas avancer, alors que d’autres pays sont déjà dessus … » Ludovic Gatti, président du Medef du Tarn, a emboîté le pas de son adhérent et mis en exergue la politique RSE de l’Union européenne, qui engendrerait selon lui « une contrainte administrative beaucoup trop importante » pour les entreprises françaises.

Thomas Alidières / alidieres@lalettrem.net
Bloc Abonnement

La Lettre M sur votre bureau chaque mois, la newsletter quotidienne à 18h, toute l'actualité en temps réel sur lalettrem.fr, les magazines thématiques, le guide « Les Leaders, ceux qui font l’Occitanie », la référence des décideurs d'Occitanie