En progression en janvier, l’activité économique devrait se maintenir en février hormis dans le bâtiment
Après avoir progressé « au-delà du niveau national » au mois de janvier, l’activité économique régionale devrait rester « soutenue » en février dans l’industrie et les services marchands, indique le 16 février a Banque de France Occitanie dans sa dernière enquête mensuelle de conjoncture. Seule exception, le secteur du bâtiment où l’activité ressort en « net recul » le mois dernier et devrait se maintenir à « un bas niveau ». Côté effectifs, si dans l’ensemble, ces derniers sont restés relativement stables, « des variations sectorielles ont été observées avec d’une part l’agroalimentaire, le spatial, l’ingénierie et les services informatiques en hausse, et de l’autre la filière bois, la métallurgie et la restauration en baisse. »
L'activité des services soutenues par l'industrie
Dans l’industrie, « l’activité a progressé dans la majorité des grandes branches industrielles hormis dans l’automobile », précise cette étude et les effectifs ont « peu évolué dans l’ensemble ». Les trésoreries se redressent légèrement et es carnets de commandes se regarnissent « tout en restant jugés étroits chez les équipementiers. » L’activité devrait « poursuivre sa croissance, des recrutements seraient effectués et les revalorisations tarifaires en cours seraient modérées. » Autre constat, les évolutions des prix des intrants ont été majoritairement répercutées sur les prix de vente : « À la baisse dans l’automobile et à la hausse dans la chimie, la métallurgie et la fabrication de machines. » L’activité des services marchands « s’est renforcée durant le mois de janvier, soutenue par la demande du secteur industriel. » Les niveaux de prix comme d’effectifs ont été préservés, et les trésoreries « se redressent et s’approchent de l’équilibre. » Ce dynamisme se poursuivrait en février, favorisé de nouveau par une hausse des commandes de l’industrie. « Aucun recrutement ou réajustement des prix ne serait prévu. » Enfin, dans un contexte politique d’incertitudes élevées, « l’activité du bâtiment s’est fortement repliée. » Conséquence, les prix ont accusé une nette baisse dans le second-œuvre, en raison d’une concurrence grandissante. En prévision d’une reprise de l’activité, les effectifs ont été plutôt conservés. « Les carnets de commandes demeurent fragiles, principalement pour le gros œuvre », poursuit la Banque de France. Dans les travaux publics, l’activité a progressé au dernier trimestre 2025 « avec un recours à l’intérim plus soutenu », et ralentirait au premier trimestre 2026, « en raison du contexte pré-électoral. » Dans les services, les prix ont peu varié tandis que dans le bâtiment, une forte baisse des prix des devis a été enregistrée dans le second œuvre.











