Élections législatives en Occitanie : résultats et réactions
À l’issue du second tour des élections législatives anticipées organisé le 7 juillet, le Nouveau Front populaire (NFP) décroche 19 sièges sur les 49 à pourvoir en Occitanie*, dont neuf pour les candidats La France Insoumise (LFI), huit pour le Parti Socialiste (PS) et deux pour les candidats Les Ecologistes. Le RN (Rassemblement National) obtient 17 sièges et les candidats de l’alliance Les Républicains (LR) – RN trois sièges. Les candidats Ensemble – Renaissance (ENS - REN) décrochent six circonscriptions. Deux candidats divers gauche sont par ailleurs élus, de même qu’un candidat LR et un candidat centriste.
Quatorze nouveaux députés
Les candidats du second tour se sont affrontés dans le cadre de 41 duels et huit triangulaires. Le RN et ses alliés LR remportent l’ensemble des circonscriptions des départements de l’Aude, du Gard, des Pyrénées-Orientales et du Tarn-et-Garonne. En sièges, le NFP est majoritaire en Ariège, en Haute-Garonne et dans les Hautes-Pyrénées. Les candidats sortants sont réélus en Ariège, dans l’Aveyron, le Gers, les Pyrénées-Orientales et l’Aude et 14 nouveaux députées régionaux font leur entrée à l’Assemblée nationale.
Les réactions
« Ce résultat nous oblige, commente Carole Delga, présidente de la Région Occitanie, qui salue le score du Nouveau Front Populaire avant de pointer le « danger » que représente le Rassemblement national. La gauche a une immense responsabilité et devra mener une politique qui tende la main, par l’écoute et l’action (...) Il faut désormais agir avec le sens de l’apaisement et du rassemblement. Et c’est d’abord la responsabilité première du Président de la République, après cette dissolution inconséquente et dangereuse : il doit prendre acte du vote des Français. C’est ensuite le devoir du Nouveau Front Populaire et de toutes ses composantes, et de l’ensemble des élus locaux de gauche dans le pays. Notre responsabilité est immense. » L’élue régionale appelle par ailleurs à « retrouver le chemin du dialogue et du compromis, une action politique volontariste qui concilie et réconcilie, en ouvrant largement les lieux de pouvoir et de décision à toutes les énergies positives du pays, en instaurant une démocratie sociale et territoriale au plus près des Français. »
Président de Montpellier Méditerranée Métropole et maire de Montpellier, Michaël Delafosse se félicite du succès du Nouveau Front populaire : « Grâce à l’unité, la victoire de l’extrême-droite est déjouée grâce au désistement républicain, la France donne un visage de “Fraternité“ et pose une exigence de justice sociale, de responsabilité et de sérieux. »
De son côté, Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole, estime que « les Français ont eu la sagesse d’écarter l’arrivée des extrêmes aux commandes de notre pays, refusant la dangereuse aventure que représentait le Rassemblement national, tout en limitant le nombre de députés mélenchonistes ». Mais l’élu DVD (ex-LR) d’insister sur le fait que « pour autant, comme en 2022, aucune majorité claire et absolue ne s’est dégagée ». Son souhait, désormais ? « Face au morcellement de la société française, et comme je l’avais indiqué dès le lendemain du scrutin européen, j’émets le vœu que les partis responsables laissent de côté la seule logique de leur stérile affrontement habituel pour former un gouvernement de salut national unissant la gauche républicaine, notamment les socialistes, l’ancienne majorité macroniste, la droite et le centre. En s’inspirant de ce que font les élus locaux, comme nous ici à Toulouse Métropole, ou encore d’autres démocraties européennes. »
*Six candidats avaient été élus le 30 juin lors du premier tour du scrutin : trois NFP – LFI et trois RN











