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| 4/12/2023

Drone Geofencing lève 1,4 M€ pour industrialiser sa production

La start-up gardoise est retenue dans un programme militaire européen et équipe à ce jour une cinquantaine de clients, dont plusieurs grands comptes français.
© Drone Geofencing

La start-up gardoise Drone Geofencing, qui développe une solution de supervision de flottes de drones boucle, le 4 décembre, une levée de 1,4 M€ destinée à industrialiser sa production. « Ces fonds vont nous permettre de commercialiser nos stations au sol et de livrer nos premiers systèmes. Autre objectif de cette opération, développer notre R&D dans le domaine du guidage des essaims de drones », précise à La Lettre M, son président Samuel Brau. Créée en 2019, la société (13 salariés, CA : NC) a co-développé sa technologie en partenriat avec plusieurs laboratoires de recherche tels que le CNRS ou le Centre italien de recherche spatiale.

Solution active dans la sécurité civile

Retenue dans le cadre d'un programme militaire européen, cette solution équipe à ce jour une cinquantaine de clients, dont plusieurs grands comptes français. L’entreprise, basée à Nîmes, commercialise notamment sa plateforme Gestadrone auprès de l’énergéticien Enedis. La solution assiste les télépilotes de drone dans la planification de leurs vols, la définition des caractéristiques des missions et l’envoi automatique des demandes d’autorisation de vol aux autorités compétentes. Depuis 2023, la société est aussi lauréate de deux appels à manifestation d’intérêts conduits par Nîmes Métropole et la sécurité civile. « Notre station permet de coordonner l’action des drones et d’être réactif en cas de départ de feu. Que ce soit pour la détection ou dans la levée de doute automatique », abonde le dirigeant.

Diversification à l’étude

Le tour de table a été bouclé auprès de Melies Business AngelsSofilaro (Crédit Agricole), l’association des business angels des grandes écoles (Badge), Provence Angels, Défense AngelsDocaret et l’éditeur de gestion montpelliérain Lundi Martin. Incubée au sein du Bic Innovup et du programme TTM Factory de la Satt AxLR, la société gardoise, étudie, par ailleurs des pistes de diversification. Elles pourraient élargir sa gamme dans les domaines de la détection maritime. Autre axe de développement, concevoir une place de marché dans le secteur du transport de colis lourds, en vue d’assurer les trajets entre des plateformes de stockage et de logistique.

Mickaël Deneux / deneux@lalettrem.net
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