Devenu Aumovio, l’ex-site Continental Automotive de Toulouse poursuit ses investissements
Devenu Aumovio au 1er septembre après avoir pris son indépendance vis-à-vis du groupe allemand Continental, l’ex-site Continental Automotive de Toulouse, spécialisé dans les équipements électroniques pour le marché automobile, poursuit sa politique d’investissement. « Nous avons déjà injecté 12 M€ dans la transformation de nos bâtiments, dans une logique d’efficacité énergétique, au cours des trois dernières années, explique à La Lettre M Stefan May, président d’Aumovio France. Nous comptons investir à nouveau 7 à 8 M€ sur ces sujets d’ici à 2028, avec des projets d’ombrières et de systèmes de géothermie. » À horizon 2030, Aumovio vise 24 Md€ de CA, à effectif constant. « Le CA France devrait rester stable », estime Stefan May.
Parallèlement à ses investissements immobiliers, 7 à 8 M€ sont injectés chaque année par l’entreprise dans la modernisation du parc machines de l’usine toulousaine dans le cadre d’« une course permanente à l’efficacité », indique le dirigeant.
« Nous avons les reins solides »
Aumovio, dont le siège social est basé à Francfort, en Allemagne, compte 92 000 salariés dans le monde (55 sites) et pèse près de 20 Md€ de chiffre d’affaires. L’entité française, dont le siège est basé à Toulouse, emploie 1 800 personnes – 1 400 dans la Ville rose et le reste dans ses sites de Rambouillet (78) et de Carrières-sur-Seine (78) – et a enregistré 450 M€ de CA en 2024. « À Toulouse, nous comptons environ 350 personnes en production, 150 dans les fonctions support et 900 en R&D », précise Stefan May. Le passage sous pavillon Aumovio, qui marque l’indépendance de l’entreprise vis-à-vis de son ancienne maison-mère, est un défi que le dirigeant entend relever avec optimisme. « Le fait d’appartenir à un grand groupe amène parfois son lot de lourdeur et d’inertie, analyse-t-il. Pour une entreprise, l’autonomie peut faire l’effet d’un coup de boost ; c’est un catalyseur. D’autant que nous nous relançons dans de bonnes conditions, sans dette et avec 1,5 Md€ de trésorerie. Nous avons les reins solides pour réaliser notre feuille de route, à la fois côté R&D et investissement. »











