
« Faire de la filière du démantèlement de sites industriels de Marcoule une filière d’avenir, performante et porteuse d’opportunités technologiques et professionnels » : c’est le souhait exprimé hier par Christophe Behar, directeur de l’énergie nucléaire du CEA, lors des deuxièmes Assises du démantèlement organisées à Marcoule. Le Pôle de valorisation des sites industriels (PVSI), officiellement créé le 30 juin dernier pour rassembler les compétences des acteurs de la filière et constituer la première filière française spécialisée dans le démantèlement de sites nucléaires et industriels, s’est enrichi de quatre nouveaux adhérents, a annoncé son président Philippe Guiberteau, directeur du CEA Marcoule. Onet Technologies, Veolia Environnement, Areva et Nuvia France rejoignent les sept membres fondateurs : le CEA, Cyclium, la CCI de Nîmes, l’UPE 30, l’Agglo du Gard rhodanien, l’UIMM et Invest in Gard. « Le PVSI est un accélérateur d’innovation », se réjouit Luc Ardelier, dirigeant d’Oreka Sud, qui réaffirme l’ambition du Pôle : « créer une équipe de France du démantèlement ». Le PVSI, qui a lancé un groupe de travail, veut, entre autres, créer au premier semestre 2015 un « observatoire du démantèlement en France et à l’international » pour « améliorer sa visibilité économique ».
Halle technologique
Le PVSI s’implantera dans le futur show-room de la halle technologique, dont la construction dst prévue sur le PRAE Marcel-Boîteux, en bordure de Marcoule. Ce bâtiment de 1 500 m2 a vocation à « accueillir des groupements collaboratifs, associant le CEA et des PME, pour mener des projets innovants », explique Philippe Guiberteau à La Lettre M. La halle, qui comprendra 1 000 m2 d’ateliers, et 500 m2 de bureaux, représente un investissement de 3 M€, et devrait voir le jour en 2016. Le PRAE accueillera également, à l’horizon 2015, un hôtel d’entreprises de 1 000 m2, et, à l’horizon 2016, l’Institut européen d’hydrométallurgie, qui doit aboutir à la création d’une plateforme comprenant un bâtiment de 2 000 m2, équipé de laboratoires de développement, pour un investissement global de 8,5 M€ (cf. La Lettre M du 22 avril). Plusieurs entreprises envisageraient de se relocaliser sur le site. C’est le cas d’Onet Technologies : l’entreprise marseillaise, spécialisées dans l’ingénierie, la maintenance et le démantèlement, réfléchit, selon son directeur commercial, au regroupement de ses deux sites de Bagnols-sur-Cèze (travaux, 160 salariés) et Pierrelatte (ingénierie et déchets, 200 salariés) dans un seul bâtiment de 1 800 m2, sur le PRAE.
Photo HF : les participants aux Assises et partenaires du PVSI sur l'estrade de l'ICSM à Marcoule.