Déception autour de la saison estivale 2017 de Montpellier
C’est une saison estivale 2017 en demi-teinte qui s’achève, fort contrastée par rapport à 2016 jugée excellente, selon les représentants du tourisme sur la Métropole de Montpellier. « Le mois de juillet a été long à démarrer en raison des congés scolaires tardifs et les années électorales ralentissent toujours l’activité », note Jean-Luc Cousquer, président de l’OT de Montpellier Métropole. Mauvaise saison confirmée par les hôteliers. « Montpellier est l’agglomération de France qui enregistre les plus fortes baisses de CA et de fréquentation même si paradoxalement, l’aéroport enregistre +14 % depuis le début de l’année », indique Philippe Etourneau, hôtelier montpelliérain et vice-président du syndicat GNI-Synhorcat Occitanie. Selon lui, il y a eu moins de gros congrès avec 2 à 3 nuits sur place et les mauvaises indications sur la nouvelle autoroute ont entraîné une perte de la clientèle de passage. Mais c’est surtout l’explosion des locations meublées qu'il dénonce. André Deljarry, président de la CCI de l’Hérault insiste sur la nécessité de développer une offre adaptée sur le territoire.
« 70.000 croisiéristes font escale à Sète, ils seront 200.000 en 2020. 70.000 d’entre eux vont visiter Sète et ses environs. Il faut développer l’offre sur l’Hérault. » Selon le président de la CCI, il faut revoir aussi la façon d’héberger et proposer des circuits. « C’est l’animation du territoire qui fera la différence. » Le président de l’Umih Languedoc-Roussillon, Jacques Mestre, insiste aussi sur la nécessité de proposer des circuits « fédérant l’ensemble des professionnels, autocaristes, restaurateurs, hôteliers, … Il faut être complémentaires. Lorque le mistral souffle deux jours sur le littoral, c’est Montpellier et l’arrière-pays qui prennent le relais. »










