Décentralisé à Sète, le Conseil national de la refondation débat sur la politique foncière
Les acteurs publics de l’habitat de Sète Agglopole Méditerranée échangent sur la thématique du logement, le 11 avril, lors du Conseil national de la refondation (CNR) décentralisé à l'initiative du gouvernement. « L’agglomération connait une tension sur le marché de l’immobilier sous l’effet d’une croissance démographique annuelle, de l'ordre de 0,3 %, et de la raréfaction du foncier urbanisable », pointe François Commeinhes, président de la collectivité. L’élu précise que l’habitat représente « 8 % des sols artificialisés » du territoire. Les acteurs locaux ont dressé un état des lieux des actions à engager en matière de politique foncière, d’incitations à la production de logements ou de parcours résidentiels.
Un équilibre à trouver
L'intercommunalité entend notamment trouver un équilibre entre les besoins en logements permanents et la demande de biens liée à l’économie touristique, représentant près d’un tiers de l’économie du territoire. Le CNR a aussi lancé des réflexions portant sur la territorialisation de la production de l’offre et souhaite aussi initier une coordination entre communes et opérateurs, dès l’amont des opérations. La communauté d’agglomération souhaite par ailleurs poursuivre des opérations d’aménagement ou de renouvellement urbain. « Depuis 2017, 1 620 logements sociaux ont été réalisés dans le centre ancien de Sète et dans le parc social de Mèze ou via un partenariat privé-public au travers d’une charte Vefa (vente en état futur d’achèvement, NDLR). D’autres projets sont en cours à Balaruc les Bains », abonde François Commeinhes.
Bientôt un Office foncier solidaire ?
La communauté d’agglomération entend par ailleurs développer l’expertise en ingénierie et règlementation, et renforcer son partenariat avec l’établissement public foncier (EPF) d’Occitanie. La collectivité réfléchit également à la création d’un office foncier solidaire pour faire évoluer ses règlements d’intervention en faveur de la transition écologique. Autre hypothèse avancée, la création d’un observatoire foncier « prenant en compte l’évolution de la typologie de population, pour adapter les politiques publiques », indique Loïc Linarès, vice-président délégué à la transition écologique et à l’aménagement durable du territoire.











