Dans son nouveau laboratoire, Hastim développe un biomédicament contre le cancer
Lauréate du plan France Relance, la biotech Hastim inaugure le 24 novembre son nouveau centre de recherche situé dans le quartier de l’Aéroparc Saint-Martin à Toulouse. Le bâtiment de 350 m2 a représenté 700 k€ d’investissement. Dans ce nouveau centre, l’entreprise de huit personnes née en 2003 va mener des travaux de recherche sur un biomédicament efficace contre les cancers en partenariat avec le centre Inserm de Dijon. Déjà éprouvée en santé animale, la technologie consiste à extraire des patients des cellules tumorales et à les associer à des phosphates de calcium (HAP) avant de les réinjecter au patient. Cette solution permet de « réveiller le système immunitaire du patient », explique Nicole Rouquet, PDG d’Hastim.
Hastim croit beaucoup en cette technologie « moins invasive qu’une chimiothérapie car elle consiste à ”rééduquer” le système immunitaire. Elle coûte par ailleurs quatre à cinq fois moins cher que d’autres systèmes innovants d’immunothérapie tels que les CAR-T cells », indique la dirigeante.
Une autorisation des mise sur le marché espérée d'ici à cinq ans
Ainsi, l’entreprise a lancé une étude préclinique pour confirmer l’innocuité de ce traitement chez l’homme. Si les résultats s’avèrent concluants, Hastim et l’Inserm projettent le passage en phases d’essai clinique à horizon 2023, pour espérer à terme une utilisation en santé humaine. « En bénéficiant de l’enregistrement rapide mis en place suite à la crise de la Covid-19, nous pourrions obtenir une AMM (autorisation de mise sur le marché) d'ici à cinq ans », espère la dirigeante.
Les essais menés sur des animaux domestiques sont encourageants. Une expérimentation a été réalisée sur 300 chiens malades. « La moitié a été traitée par chimiothérapie classique, l’autre a en plus reçu notre biomédicament. On a constaté un doublement de la survie dans le deuxième échantillon », affirme Nicole Rouquet.










