Cruviers-Lascours (30) > La distillerie La Gardonnenque tombe de Charybde en Scylla
Comme toutes les distilleries françaises travaillant l’alcool vinique, La Gardonnenque affiche un CA en chute libre en 2003 : 21 M€, à comparer aux 28 M€ de 2003. Plusieurs explications : les inondations gardoises ont réduit les apports de matière première ; parallèlement, la concurrence des produits synthétiques chinois par rapport aux tartrates de chaux produits par les distilleries se renforce : le prix de vente des tartrates a baissé de 20 % en 2003 (de 50 % en 2002). Le directeur Patrick Julien n’est guère plus optimiste : après les inondations, la Gardonnenque va subir la sécheresse de l’été 2003 : les apports de marcs et de lies seront aussi faibles, le prix des tartrates va continuer à baisser et la faiblesse du dollar grève les marges sur une autre production, les polyphénols. De plus, les distilleries n’ont toujours pas obtenu gain de cause auprès de Bruxelles : l’Europe n’a toujours pas prévu de revalorisation de marge des distillations viniques. Résultat : la Gardonnenque limite ses investissements cette année et envisage des restructurations. Elle emploie 88 équivalents temps plein.










