Croissance au ralenti au mois de mai pour l’économie régionale
« Marquée par un nombre de jours travaillés en retrait, la croissance de l’activité régionale a ralenti en mai », résume la Banque de France dans sa dernière enquête mensuelle de conjoncture datée du 13 juin. Une tendance plus particulièrement marquée dans l’industrie et le bâtiment, « et de manière moins prononcée dans les services marchands », relève l’institution bancaire. « Le prix des intrants industriels a de nouveau reculé », tandis que le prix de vente et le tarif des devis se sont « dans l’ensemble contractés », notent encore les auteurs de cette étude. Autre constat : si les difficultés d’approvisionnement contrarient encore les filières aéronautique et équipements électroniques, « elles s’atténuent progressivement. »
« Les difficultés de recrutement, en recul également, contraignent néanmoins toujours l’offre pour l’ensemble des secteurs », poursuit la Banque de France, qui prévoit une progression modérée de l’activité au mois de juin hormis dans l’industrie et le bâtiment, où la dynamique sera plus marquée. « Des recrutements sont anticipés dans tous les secteurs » et les prix seront globalement stables.
Tassement de la production industrielle
« Des congés en mai dans plusieurs entreprises ont entraîné un ralentissement de la production. Les prix des intrants ont reculé tandis que les prix des produits finis se sont stabilisés, détaille également cette enquête en ciblant le secteur industriel. Les effectifs se sont étoffés. Les carnets de commandes se sont légèrement érodés mais demeurent satisfaisants. « Dans un contexte de stabilité des prix et de moindre difficultés d'approvisionnement, la production est anticipée à la hausse en juin avec davantage de recrutements attendus. »
Les services marchands au ralenti
Concernant les services marchands, l’enquête mensuelle fait état d’un ralentissement de « la tendance haussière de l'activité observée depuis plusieurs mois ». « Les équipes ont été renforcées et le seront à nouveau mais à un niveau insuffisant en raison des difficultés de recrutement qui persistent. » L’augmentation des prix marque une pause en mai, « qui perdurera en juin ». Et si les trésoreries se sont légèrement érodées, celles-ci « demeurent équilibrées malgré quelques tensions dans l'hébergement et le transport ». Globalement, « l’activité maintiendra son rythme de progression modéré dans les semaines à venir ».
Le bâtiment impacté par les difficultés du marché immobilier
Dernier secteur observé, le bâtiment a enregistré une légère baisse de son activité le mois dernier « en raison d'un marché immobilier moins porteur, ralenti par la hausse des coûts de la construction et des taux d'intérêt qui pèsent sur la demande ». Le gros œuvre est le premier segment impacté par cette conjoncture défavorable. « Les carnets de commandes sont néanmoins restés correctement garnis dans la filière BTP et la hausse du prix des devis s’est ralentie. Les effectifs ont plutôt progressé. L’activité, les effectifs et les prix sont anticipés en augmentation pour les prochains mois », conclut la Banque de France.











