Crise du concombre : les maraîchers roussillonnais veulent être davantage indemnisés

Les effets de la suspicion de la bactérie E Coli sur les concombres sont toujours d’actualité parmi les producteurs régionaux. « La commercialisation ne suit pas, les consommateurs rechignent à acheter nos produits qui sont pourtant sains », indique un maraîcher catalan.
Mardi, en fin d’après-midi, des producteurs roussillonnais ont regroupé leurs productions de concombres et de pommes de terre, soit plus de 250 tonnes, pour les déverser devant le parvis de la préfecture des P.-O., à Perpignan. « L’Europe nous annonce 210 M€ d’aides, c’est une bouchée de pain quand les Espagnols réclament à eux seuls 450 M€ de dédommagement », indique Michel Guallar, président de la Chambre d’Agriculture avant d’être reçu par le préfet des P.-O. en délégation avec les JA et la Fdsea 66.
Mobilisation à Paris ce samedi
« Certains maraîchers préfèrent arracher aujourd’hui. On fera un nouveau bilan en fin de semaine. Mais 500 tonnes de produits ont été jetés. Il faut nous assurer d’avoir des soutiens supplémentaires, d’où notre revendication », poursuit-il. Présent, le président de Saint-Charles Export, Jean-Pierre Bourquin, s’inquiète : « On nous parle d’indemnisation sur la base de la moyenne triennale européenne à 50 % de la valeur. C’est peu et reste à savoir quand ces fonds seront débloqués. » Pour Bruno Vila, du groupement Agrisud (15 producteurs), « nous sommes passés de 10 à 20 % d'écoulement de marchandises auprès de la grande distribution principalement. Avec l’arrivée de la chaleur, il faudrait que le marché de la consommation reparte avant la fin du mois. Nos trésoreries sont impactées, il y a des risques de chômage technique. » Les maraîchers seront présents avec leurs productions de cucurbitacées le samedi 18 juin à Paris, place Joffre, devant l’école Militaire de 11h à 14h, pour à nouveau faire entendre leur voix auprès des pouvoirs publics et rassurer les consommateurs.










