Contrats aidés : le carton jaune de Pascal Blain (Pôle emploi) aux collectivités
Trop de collectivités ne jouent pas le jeu des contrats aidés, dénonce le directeur régional de Pôle Emploi. Pascal Blain décerne des bonnets d’âne à des municipalités importantes, telles que Narbonne, Nîmes, Montpellier, Lattes, Pérols, Saint-Jean-de-Védas, La Grande-Motte ou Rivesaltes, qui n'ont signé aucun contrat unique d'insertion (CUI) ou contrat d'accompagnement vers l'emploi (CAE) en 2013. « Dans l’Hérault, sept des communes les plus importantes n’ont pas réalisé la moindre embauche en CUI-CAE en 2013 », regrette-t-il. D’autres communes, plus modestes démographiquement, jouent le jeu des contrats aidés, précise Pascal Blain : 30 à Bagnols-sur-Cèze, 47 à Vauvert, 28 à Quillan, 91 à Frontignan, 37 à Pézenas, 29 à Toulouges. 21 000 CAE et CUI ont été signés en 2013.
Cause nationale
Un carton jaune décerné par Pascal Blain avec un brin d’incrédulité : « Dans les grandes communes, les contrats aidés devraient se compter, en cumulé, par centaines. Ces contrats ne sont pas des contrats "occupationnels" pour les jeunes. Ils correspondent à des tâches utiles : activités périscolaires, accompagnateur dans un Ehpad, agent de police municipal… Il y a du boulot ! De plus, ces contrats ne coûtent quasiment rien aux collectivités (250 euros par mois). Et ils correspondent à un enjeu national. On a intérêt à se mobiliser vis-à-vis des jeunes. Malgré un léger recul du chômage des jeunes, le seuil reste supérieur à 35 % en L.-R. pour les moins de 25 ans. Beaucoup de jeunes échappent aux services publics de l’emploi. Ils ne croient pas aux institutions pour les aider à trouver du travail. Le message envoyé aujourd’hui à la jeunesse est compliqué. J’estime que c’est une cause nationale. »
Du mieux avec les emplois d’avenir
« Seulement 374 communes ont embauché une personne en emploi d’avenir en 2013, ajoute Pascal Blain. C’est-à-dire que moins de trois communes sur 10 se sont engagées dans le dispositif l’an dernier. » Les grandes communes se sont « mieux mobilisées » pour ce dispositif, qui cible les jeunes sans diplôme ni qualification, à l’exception de Nîmes (0) : 35 pour la Ville de Montpellier, 21 à Perpignan, 13 à Béziers, 13 à Narbonne, 16 à Carcassonne, 16 à Alès, 14 à Agde.
Les EPCI ont embauché 240 personnes en emplois d’avenir (EAV) en 2013, soit 7 % des EAV de la région. Parmi les plus gros contributeurs : Carcassonne Agglomération (15), cc Lézignanaise Corbières et Minervois (42), Alès Agglomération (10), cc Lodévois Larzac (23), Hérault Méditerranée (18), cc Sud Roussillon (12), cc Roussillon Conflent (11).
Les conseils généraux ont embauché 90 personnes en EAV d’avenir : 40 pour les P.-O., 20 pour l’Aude, 17 pour le Gard, 11 pour l’Hérault et 2 pour la Lozère. Le conseil régional n’a pas recruté de personnel en emploi d’avenir en 2013.










