Pyrénées-Orientales
Institutions
Conseil général des P.-O. : le tracé de la LGV met le feu aux poudres
Lors de la session du conseil général des P.-O., le 29 novembre, sa présidente, Hermeline Malherbe, a du « sursoir » au vote de la délibération concernant le financement des études* de la ligne LGV Montpellier-Perpignan, préalables à l’enquête publique, soit 1,05 M€ (en deux phases ) à la charge de l’institution (coût total des études : 33,2 M€).
Ce report des débats fait suite aux oppositions de conseillers généraux, de tous bords politiques. « Le tracé Corbière littoral est inacceptable !, s’est insurgé Jean-Jacques Lopez, conseiller général du canton de Rivesaltes et maire de Salses-le-Château. Lors des rencontres publiques de concertation, il avait été évoqué le tracé de la ligne médiane dans l’intérêt des populations. » Son homologue salanquais et maire de Claira, José Puig enfonce le clou : « Un tracé qui passe près des habitations n’est pas acceptable. » La logique du tracé avait déjà mobilisé le maire de Salses et ceux des communes audoises de Fitou et de Caves qui avaient déjà dénoncé leur inquiétude en janvier dernier. À cette époque, le maire de Salses-le-Château avait souligné « qu’un tracé validé dans les années 90 est inscrit dans les POS respectifs des communes.» Au-delà des enjeux pour les populations locales, le tracé de la LGV aura un aussi impact sur l’essor économique du territoire et notamment sur la viticulture, et le futur PRAE François Arago de Rivesaltes, l'ancienne Zac Fer…
*les études du tracé de la LGV sont co-financées par : Etat, Région L.-R., conseil général des P.-O., les Agglomérations de Montpellier, Hérault-Méditerranée, Béziers, Narbonne, Carcassonne, Perpignan.










