Conception d'un GPS sous-marin à Alès
SuBmarine Open Technologies, installée dans la pépinière InnovAlès, vient de recevoir 50 000 € du fonds d’amorçage Créalia. Cette société développe un standard de localisation GPS sous‐marine, qui permet entre autre de visualiser une carte pendant la plongée, de voir les autres plongeurs équipés du même dispositif ou encore de faire remonter sa position vers une balise de surface. « La première application que nous visons est celle de la plongée industrielle (travaux sous-marins, archéologie, missions scientifiques, NDLR) », explique Moira Chanzy, présidente et associée de Jean-Marie Codol, directeur scientifique en robotique au CNRS de Toulouse. Une levée de 30 000 € est en cours en love money. Au cours du 2e trimestre, une augmentation de capital de 60 000 € minimum auprès de business angels est envisagée. La société devrait compter 10 salariés en 2018. La version définitive et commerciale du GPS est prévue pour 2017.
Une preuve de concept de ce GPS sous-marin a été réalisée début 2015 avec une maquette interne. Désormais, SuBmarine Open Technologies travaille sur le prototypage et sur des améliorations logicielles tel que l’affichage. Les premiers tests sont prévus au printemps. « Une quarantaine de prototypes seront ensuite confiés à des partenaires industriels pour 6 mois de tests », indique Moira Chanzy. L'Institut national de plongée professionnelle, qui forme des plongeurs industriels, a proposé de faire des tests sur le GPS. Grâce à l’aide de Crealia, SuBmarine Open Technologies, qui compte trois personnes, prévoit de recruter trois personnes de plus en 2016. « Aujourd’hui le plongeur est souvent relié à la balise de surface à l’aide d’un câble. Le problème est que la position indiquée est celle de la balise, donc peu précise », explique Moira Chanzy. Jean-Marie Codol a été lauréat en 2013 du concours d’innovation I‐lab organisé par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et la Bpifrance. SuBmarine Open Technologies a également reçu l'aide la Région en 2015, via une aide à la faisabilité technologique.










