Comment Ternwaves veut révolutionner l'IoT depuis Toulouse
La société toulousaine Terwaves lance la commercialisation de sa solution innovante de connectivité des objets, que ce soit par des réseaux terrestres ou satellitaires. Une « technologie de rupture » que la jeune pousse fondée en 2018 par Julie Duclercq, Jean-Xavier Canonici et Bruno Jechoux destine à des clients opérateurs et fabricants d'objets connectés. « Nous avons vocation à nous déployer dans le monde entier », prévient Julie Duclercq, présidente de la start-up de six collaborateurs, interrogée par La Lettre M. Avec sa solution de connectivité, la jeune pousse entend concurrencer les réseaux LPWAN actuels (LoRa, Sigfox...) - réseaux à longue portée et basse consommation - en diminuant le coût de la donnée satellitaire.
« 75 ans d'expérience à nous trois »
Avant de transférer l'an dernier son siège social à Toulouse, la société Ternwaves a été fondée à Sophia Antipolis fin 2018 par trois spécialistes des télécommunications ayant fait leurs armes dans de grands groupes comme Motorola, Texas Instruments, Intel, Siemens ou encore Alcatel. « À nous trois, nous bénéficions de 75 ans d'expérience, sourit Julie Duclercq. Notre technologie n'est donc pas tombée du ciel... » L'entreprise s'est rapprochée de la Ville rose pour bénéficier de son écosystème innovant, en particulier dans le secteur spatial. « Le soutien apporté à cette filière par la Région Occitanie est très important », constate la dirigeante, qui collabore actuellement avec les acteurs locaux Loft Orbital et Kinéis.
Modèle économique
L'entreprise, qui conserve un centre de R&D à Sofia Antipolis, dispose par ailleurs d'un représentant en Floride, qui doit contribuer à déployer sa technologie – commercialisée sous forme de licence - sur le continent américain. La start-up envisage-t-elle une levée de fonds pour accélérer son développement ? « Ce n'est pas exclu, mais pour le moment, le sujet n'est pas d'actualité, répond Julie Duclercq, qui se dit contactée de façon hebdomadaire par des investisseurs potentiels. Car notre modèle économique est à la fois rentable et "scalable" (extensible et évolutif, NDLR). Pour l'heure, nous nous auto-finançons et ne voulons pas être divertis de notre feuille de route stratégique. »
Connecter jusqu'à « 300 fois plus » d'objets
La technologie - brevetée - de Ternwaves, basée sur ce qu'elle nomme la "golden modulation", doit permettre, tout en dépensant un minimum d'énergie, de communiquer avec « entre 10 et 300 fois plus d'objets connectés » que ce qui est fait actuellement par les différents acteurs du marché. « Notre solution présente plusieurs avantages : les consommations et les coûts sont très faibles, il n'y a pas besoin de signal GNSS pour fonctionner, et nous évitons les risques de collision qui peuvent exister lorsque deux objets émettent sur la même fréquence simultanément. Nous avons fait sauter ce verrou ! » Logistique, automobile, agriculture, transport maritime, industrie minière... : les marchés finaux ciblés par la technologie de la start-up toulousaine, qui vient d'intégrer la troisième promotion du club Tech Factory de France Industrie, sont très variés.











