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Hérault
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Aménagement - Urbanisme / Labos - Recherche
| 13/06/2023

Comment le Pôle chimie Balard de Montpellier veut devenir un poids lourd de la recherche

Inauguré le 13 juin le bâtiment de recherche du Pôle Chimie Balard à Montpellier , accueille 1 000 personnels permanents
© Mickaël Deneux / La Lettre M

Inauguré le 13 juin, un an et demi après l’installation des premières équipes, le bâtiment de recherche du Pôle Chimie Balard à Montpellier veut s’imposer dans le concert européen. « Avec 1 000 personnes accueillies, c’est l’un des plus grands laboratoires avec l’ETH de Zurich (Suisse), ou l’université de Bristol (Royaume-Uni) », pointe Antoine Petit, PDG du CNRS. Un montant de 63 M€ a été investi dans le bâtiment de 25 000 m2, dont 62 M€ abondés par la Région Occitanie. Le pôle accueille les équipes de l’Institut Max Mousseron, de l’Institut Charles Gerhardt, des unités mixtes du CNRS, de l’université de Montpellier et de l’ENSCM.

Un laboratoire commun Michelin-CNRS

Un centre d’innovation et de transfert de 450 m2 héberge aussi un laboratoire commun du CNRS et du groupe Michelin dédié à l’hydrogène. Baptisé « Hydrogen Lab », ce dernier - dont le démarrage opérationnel a eu lieu en juillet 2022 -, mobilise une trentaine de personnes pour une période minimale de quatre ans, renouvelable une fois. L’objectif étant de fédérer les compétences de la recherche et de l’industrie pour imaginer de nouveau matériaux de cœur de pile à hydrogène et d’électrolyseur. « L’idée est de remplacer des matériaux rares par des matériaux moins nobles afin de diminuer l’empreinte environnementale et le coût pour la filière », résume Antoine Petit. Le CNRS, qui dispose de 250 laboratoires communs à l’échelle nationale, ouvre dans l’Hérault sa huitième unité mixte avec l’industriel auvergnat. Le centre d’innovation et de transfert accueille, par ailleurs, trois autres start-up : Orpia (molécules biosourcées) , MT-Act (biotech) et Womed (santé féminine).

Une centaine de brevets

Plus globalement, le pôle Chimie Balard de Montpellier héberge trois autres unités chimiques de recherche à dimension internationale. Soit une centaine de brevets déposés, sur le versant de la recherche fondamentale, avec 244 modules de recherche. L’Institut des biomolécules Max Mousseron accueille 192 personnels permanents et 177 non-permanents, l’institut Charles Gerhardt, spécialisé dans les matériaux complexes, héberge 200 personnels permanents pour 306 non-permanents. Autre structure présente, l’Institut Européen des Membranes compte 75 personnels permanents. Le pôle Balard Chimie Recherche, dispose enfin d’une plateforme d’analyse et de caractérisation hébergeant des équipements lourds et mi-lourds dédiés aux équipes de recherche et aux industriels.

 

Mickaël Deneux / deneux@lalettrem.net
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