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Haute-Garonne
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Aménagement - Urbanisme
| 12/04/2023

Comment la Zac du Rivel doit contribuer au « rééquilibrage territorial » du Sicoval

La future Zac du Rivel
© Sicoval

Malgré les contestations, le projet de construction de la Zac du Rivel, située au sud du Sicoval (communauté d’agglomération du Sud-est toulousain), se poursuit. « Les premières entreprises pourraient s’installer fin 2024 », annonce le 12 avril Jacques Oberti, président du Sicoval. Sur les 110 ha que compte la Zac, 75 seront dédiés à l’accueil d’entreprises de divers secteurs comme l’éco-construction, les « green technologies » ou encore l’agroalimentaire. 3 000 emplois devraient être créés sur la zone. « Il y a un gros enjeu de rééquilibrage territorial, explique Jacques Oberti. À ce jour sur le Sicoval, on compte dix emplois pour dix actifs, mais dans le sud du territoire, nous ne sommes qu’à cinq emplois pour dix actifs. »

 

Financer le développement du Sicoval
La communauté d’agglomération, propriétaire des terres depuis le 6 décembre, a investi 55 M€ dans ce projet. « Les recettes générées par la Zac du Rivel serviront à financer la croissance du Sicoval dans un contexte de vieillissement de la population qui coûte cher. Les deux autres zones d’activités (Labège Enova et le parc technologique du Canal, NDLR) financeront quant à elles le métro », précise Jacques Oberti. Parmi les revenus attendus, un reversement d’une partie des recettes fiscales des deux communes qui accueillent la Zac du Rivel Montgiscard et Baziège. « Nous avons signé un accord qui prévoit qu’elles reverseront un tiers de leurs recettes au Sicoval. »
Le projet, né en 2000, a beaucoup évolué depuis ses prémices. Initialement prévue comme une zone logistique, la Zac sera finalement « le premier parc d’activité à énergie positive de la région Occitanie ». 27 % de sa surface seront réservés aux espaces verts, aux aménagements paysagers et aux espaces de compensation environnementale. Sur la zone consacrée aux activités économiques, 300 000 m2 de plancher sont attendus. « Nous avons déjà plusieurs entreprises qui nous ont fait part de leur volonté de s’y implanter. Nous nous sommes fixé des objectifs de taux d’emploi à l’hectare », indique Jacques Oberti.

Artificialisation de terres agricoles
À ses détracteurs qui dénoncent le changement de destination de terres agricoles (la quasi-totalité des 110 ha était auparavant consacrée à l’agriculture), Jacques Oberti répond qu’effectivement, le Sicoval ne disposant pas de friches, les opérations d’aménagement amènent forcément à la consommation de terres agricoles. Toutefois, « ces terres n’étaient pas consacrées à de l’agroécologie ni à de l’agroforesterie. Il s’agissait de grandes cultures », rappelle-t-il. Le président du Sicoval assure par ailleurs qu’« à chaque fois que nous avons racheté des terres agricoles, nous avons amélioré la biodiversité. Nous avons les chiffres qui le prouvent ! » Jacques Oberti explique par ailleurs que des mesures de compensation ont été proposées à tous les agriculteurs situés dans la zone de la future Zac. « Nous avons racheté les terres agricoles à un prix supérieur à celui du marché et cherché des terres agricoles ailleurs pour reconstituer une nouvelle agriculture tournée vers l’avenir. » Seul un agriculteur a refusé la proposition du Sicoval. « Pourtant, nous souhaitions lui racheter seulement 16 ha sur une exploitation de 180 ha, qu’il a depuis encore agrandie », déplore le président de la communauté d’agglomération.

Bérengère Bosi / bosi@lalettrem.net
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