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Languedoc-Roussillon
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Institutions
| 24/02/2014

Comment la ministre Geneviève Fioraso veut décloisonner les PME

Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a appelé, ce matin, à Montpellier, le monde économique à décloisonner les PME, pour qu’un nombre accru d’entre elles atteignent la taille de l’ETI (plus de 500 salariés). « La plupart des grandes entreprises américaines n’existaient pas il y a vingt ans, a déclaré la ministre. Les grandes entreprises en France existaient il y a 20 ans, voire 40 ans. Il y a bien un problème de renouvellement et de taille des entreprises en France. Et pourtant, en matière d’énergie, de nanotechnologies, de biotechs, d’espace, on est en 2e ou 3e rang mondial dans le domaine de la recherche. »
Les freins sont d’après elle culturels, financiers (renforcement des fonds propres), mais aussi proviennent du comportement des grands groupes, qui « ne jouent pas suffisamment le jeu des filières. Quand ils font des contrats, il faut qu’ils comprennent que les petites entreprises ne peuvent pas lisser d’un mois sur l’autre, et ont besoin de trésorerie pour s’acquitter des fiches de paie. Il y a une mauvaise articulation entre les grands groupes et les petites structures. »

Marges de progression

Geneviève Fioraso a appelé les PME et les acteurs économiques à jouer l’international : « le repli sur soi est le meilleur moyen de ne pas se développer. Tout ce qui pousse au réseau, à l’international, au décloisonnement entre les disciplines, va dans le bon sens. » Loin de verser dans l’auto-satisfaction, elle a dit « mesurer les marges de progression. Il y a un problème de politique d’achat des hôpitaux par exemple. Les start-up médicales françaises arrivent à vendre d’abord à l’étranger (Medtech, visitée par la ministre cet après-midi, en est l’exemple local), du fait de la lourdeur des dispositifs. Il vaut parfois mieux un ‘non’ au bout d’un mois, qui vous permet de rebondir, qu’un ‘oui’ au bout de 18 mois, quand vous êtes plantés par toute la concurrence internationale. »
« Notre pays doit se détendre un peu, a-t-elle conclu. Il ne manque pas grand chose. Arrêtons de nous auto-dénigrer. » Peu a été dit sur le projet Idex, si ce n’est que le recteur « est à 120 % » avec les collectivités pour que le projet montpelliérain, deux fois retoqué, soit repêché.

Photo (HV) : Geneviève Fioraso lundi à la préfecture de l’Hérault, aux côtés de Philippe Augé (président de l’université Montpellier 1) et Anne-Yvonne Le Dain (vice-présidente de la Région L.-R.).

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