Comment Bativigie veut atteindre 5 M€ de CA dans cinq ans
La société toulousaine Bativigie, qui fournit aux donneurs d’ordre du BTP et de l’industrie des services de « vigilance sous-traitance », veut atteindre « 5 M€ de chiffre d’affaires et 50 salariés dans cinq ans », indique à La Lettre M Frédéric Pradal, fondateur. Pour cela, l’entreprise de 15 collaborateurs, qui a réalisé 1,6 M€ de CA en 2023 et vise 2 M€ cette année, étoffe son offre. « Nous lançons Panovigie, un panneau de chantier dématérialisé », indique le dirigeant, dont les équipes planchent par ailleurs sur l’intégration de technologies d’intelligence artificielle dans la plateforme développée par l’entreprise, en vue de fiabiliser la gestion documentaire et la vérification des pièces des intervenants sur chantiers.
En outre, la société entend poursuivre son déploiement sectoriel au travers de ses marques Activigie (pour l’industrie) et Agrivigie (pour les exploitations agricoles).
Lutter contre le travail illégal
Frédéric Pradal a fondé Bativigie en 2015. « Avec les problématiques liées aux travailleurs détachés, nous sommes arrivés au bon moment », estime le dirigeant, dont la plateforme logicielle permet de sécuriser les chantiers et les sites industriels des risques liés au travail illégal en organisant un contrôle des personnels via une application dédiée. Objectif ? Accompagner les donneurs d’ordre dans leur lutte contre le travail illégal ou dissimulé en systématisant des process automatisés. Le système gère ainsi une douzaine de points de contrôle (carte d’identité, attestation Urssaf, déclaration de détachement…) et assure une communication en temps réel sur les éventuels incidents. « Notre modèle économique est basé sur une rémunération indexée, dans l’industrie, sur le nombre de personnes contrôlées, et dans le BTP, sur un montant de travaux, avec la possibilité d’inclure un contrôle sur site », précise Frédéric Pradal. Au total, en une décennie, plus de 7 000 chantiers ont été réalisés sous le contrôle de la plateforme Bativigie.
Pour accompagner son développement, l’entreprise vient de réaménager entièrement son siège social toulousain. « Désormais, nous sommes en capacité d’accueillir ici une cinquantaine de collaborateurs », indique le dirigeant, qui ambitionne par ailleurs de déployer ses solutions à l’international, en particulier en Europe.











