Comment Astroscale veut croître au sein de l’écosystème spatial toulousain
La société Astroscale France veut déployer à Toulouse, où elle s’est implantée en octobre, une équipe de « 30 ingénieurs d’ici à fin 2025 », indique à La Lettre M Philippe Blatt, DG. Cette filiale du groupe japonais Astroscale, qui développe des services en orbite, notamment dans le cadre de la gestion des débris spatiaux, va tout d’abord poser ses cartons au Village by CA, au centre de Toulouse, avant d’assembler à l’horizon 2026 ses systèmes satellitaires dans des locaux loués à cet effet, toujours dans la métropole toulousaine. « Nous serons 8 collaborateurs en mars, une vingtaine fin 2024, 30 un an plus tard, puis devrions ensuite enregistrer une croissance d’effectif de 50 % tous les deux ans », anticipe le dirigeant.
Toulouse, le choix de l'écosystème
« Déjà implanté – outre le Japon – aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en Israël, nous souhaitions créer une entité dans un autre territoire disposant d’une forte représentation institutionnelle dans le spatial, explique Philippe Blatt. Nous avons naturellement choisi la France, puis nous avons retenu Toulouse qui, au-delà de la présence du Cnes, dispose d’un important vivier de compétences, mais aussi de moyens de test et – c’est important – d’une véritable qualité de vie. » Sans oublier l’écosystème industriel du territoire, avec lequel la société entend bien étroitement collaborer. « Nous avons déjà identifié un certain nombre d’acteurs locaux, confirme le dirigeant. Je pense notamment à Hemeria, Look Up Space et CS Group. Il y a ici, et plus généralement en France, des sociétés totalement ébouriffantes qui proposent des solutions parfois sans équivalent. »
Depuis Toulouse, Astroscale France travaillera en particulier sur des systèmes de propulsion électrique, mais aussi sur des solutions d’architecture distribuée permettant d’embarquer des débris spatiaux désorbités. « L’objectif est de déployer à chaque fois d’importants efforts de R&D pour se rapprocher d’un service viable », indique Philippe Blatt, qui entend baser à terme son modèle économique sur des réponses à des appels d’offres.











