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Haute-Garonne
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Aéronautique et spatial
| 26/09/2024

Comment Anywaves veut (encore) doubler son chiffre d’affaires

© Cnes/Thierry de Prada

La société toulousaine Anywaves, qui fabrique des antennes dédiées aux nanosatellites, vise « 8 M€ de chiffre d’affaires cette année, contre 4 M€ en 2023 et 2 M€ en 2022 », annonce à La Lettre M Nicolas Capet, président. Côté rentabilité, l'entreprise de 50 salariés est « à peu près à l’équilibre ». Mais le dirigeant insiste : « Stratégiquement, nous sommes encore dans une phase d’investissement. Chaque euro est réinjecté dans l’enrichissement de notre portefeuille. Nous ne sommes pas à un stade où le sujet de la rentabilité nous obnubile. » La start-up, qui a levé 4,5 M€ depuis sa création en 2017, est accompagnée par Bpifrance et France 2030. « Nous avons les moyens de financer notre R&D », indique Nicolas Capet.

De la sorte, l’entreprise spatiale haut-garonnaise n’a pas pour l’heure la nécessité de lever des fonds supplémentaires, « même si, bien entendu, notre stratégie est remise à jour régulièrement », confie le dirigeant. Anywaves et son partenaire Connektica sont soutenus en particulier par France 2030 dans le cadre du projet I-ANT, axé sur la digitalisation des processus de production des antennes spatiales, qui s’appuie sur un budget de 1,27 M€.

Un essor international
L’année 2023 aura été « particulièrement active » pour Anywaves, qui travaille à la fois pour les fabricants de satellites – qu’il s’agisse de majors comme Thales Alenia Space et Airbus Defence and Space ou de start-up émergentes du NewSpace – et les structures universitaires. « Nous avons mis l’accent sur notre accélération commerciale tout en poursuivant l’enrichissement de notre portefeuille de produits en développant des antennes à plus forte valeur ajoutée, explique le dirigeant. Par ailleurs, nous avons commencé à pénétrer le marché américain, ce qui nous a permis d’accélérer notre développement. C’est un marqueur important car cela signifie que nous sommes pris au sérieux ; nous sommes à l’état de l’art en matière de bonnes pratiques du spatial. C’est une belle reconnaissance. » Anywaves, qui réalise la moitié de son chiffre d’affaires à l’international – en particulier en Europe, aux États-Unis, en Asie et, depuis peu, au Brésil , a livré en août dernier son 1 000e produit. Et demain ? « Notre ambition est d’être leader des antennes spatiales, résume Nicolas Capet. Notre démarrage est bon, mais nous restons pleinement concentrés. »

Un écosystème
Membre du Club Galaxie, association régionale réunissant 120 chefs d’entreprise et directeurs d’organismes de recherche et de formation évoluant dans l’univers du spatial, Anywaves est pleinement investie dans son écosystème. Nicolas Capet porte ainsi un regard « très positif » sur le plan d’accompagnement du secteur adopté par la Région Occitanie – aux côtés de l’État, du Cnes et du pôle de compétitivité Aerospace Valley – et doté de 30 M€ sur la période 2023-2027. Même satisfecit après l’annonce de l’organisation d’un « Bourget du spatial » à Toulouse dès 2026. « C’est une initiative très bienvenue compte tenu du poids du secteur dans le territoire, estime Nicolas Capet. Ce sera une magnifique vitrine pour l’ensemble de l’écosystème. »

Alexandre Léoty / leoty@lalettrem.net
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