Comment Actia veut passer de 500 à 800 M€ de chiffre d'affaires en trois ans
« Après quelques années relativement rock’n’roll, nous avons retrouvé le chemin de la croissance », sourit Jean-Louis Pech, PDG du groupe toulousain Actia, spécialisé dans la conception et la fabrication de systèmes embarqués électroniques. Sa feuille de route, désormais : passer de 499,8 M€ de chiffre d’affaires enregistrés en 2022 à 800 M€ prévus en 2025. « Cette année, nous tablons sur environ 15 % de croissance », indique le dirigeant du groupe de 3 950 salariés, qui porterait ainsi son CA à 575 M€.
Une croissance principalement organique, même si Actia planche actuellement sur un projet de reprise de la société spatiale haut-garonnaise Steel Electronique (60 salariés, CA : 7 M€) ; une opération qui lui permettrait de constituer un pôle d’électronique embarquée dédié à l’aéronautique et au spatial de 250 salariés et 70 M€ de volume d’affaires. « Nous regardons toujours les opportunités de croissance externe », glisse Jean-Louis Pech. Néanmoins, Catherine Mallet, DG déléguée, prévient : « Ce type d’opérations ne peut se faire que dans un schéma raisonnable par rapport au niveau d’endettement du groupe (endettement net fin 2022 : 191,3 M€, NDLR). Et nous avons devant nous un énorme potentiel de croissance organique. »
« Nous sommes un objet atypique »
Quid de l’après 2025 ? s’interroge La Lettre M. « Disons que dans un contexte de concentration des acteurs de l’électronique, nous sommes un objet atypique, estime Jean-Louis Pech. Lors des compétitions, nous avons en face de nous des groupes pesant plusieurs milliards. Pendant combien de temps pourra-t-on se développer ainsi en tant qu’entreprise familiale et indépendante ? Nous ne savons pas. Sera-t-on capables de poursuivre cette croissance régulière ou faudra-t-il se restructurer autour de certaines branches ? Dans tous les cas, nous allons devoir être agiles dans les années qui viennent ». Le groupe toulousain, qui a enregistré en six mois une croissance de 7 % de ses effectifs, structure actuellement son activité en quatre grands pôles, dédiés respectivement à la mobilité, à l’aérospatiale, aux énergies et aux services d’ingénierie.











