Comat lance un plan d’investissement de 9,5 M€ sur quatre ans
L'équipementier spatial Comat, situé à Flourens, lance un plan d’investissement industriel de 9,5 M€ sur quatre ans (2023-2026), indique à La Lettre M Benoît Moulas, président. Objectif ? « Accompagner notre digitalisation et la transformation de nos process industriels, mais aussi financer l’extension de nos locaux », précise le dirigeant de la société de 105 salariés, qui a enregistré 14 M€ de chiffre d’affaires en 2022. Dans ce cadre, la première pierre d’un nouveau bâtiment de 1 500 m2 (dont 700 m2 de salles blanches) – baptisé Saturne – est posée ce 15 juin. Une opération à 3,6 M€ qui permettra à Comat de porter sa surface totale à 3 300 m2. La PME vise « 15 à 16 M€ de chiffre d'affaires cette année ».
« Ce nouveau bâtiment nous permettra de répondre aux besoins liés à la conception et à la fabrication d'équipements pour le marché du NewSpace, qui représente 35 % de notre activité et rencontre une croissance annuelle de 30 à 50 % », explique Benoît Moulas. Le marché historique des satellites géostationnaires, qui représente la moitié du volume d’activité de l’entreprise, est quant à lui en croissance de 10 à 20 %, tout comme le pôle exploration spatiale (15 % du CA). À horizon 2025, la société pourrait compter 150 à 200 salariés et enregistrer, selon les scénarios envisagés, « entre 20 et 25 M€ de chiffre d’affaires ».
La question de la souveraineté
Si elle autofinance son plan d'investissement, la société, filiale d’Agora Industries, espère être accompagnée par France 2030 (Programme « Première usine ») à hauteur de 2 M€. « Mais au-delà des subventions et des aides à l’investissement, ce que nous attendons des pouvoirs publics, ce sont des commandes », confie le dirigeant, qui met en avant la notion – « de plus en plus stratégique » – de souveraineté. Comat, qui investit chaque année 5 M€ dans sa R&D, n’exclut pas de procéder à des opérations de croissance externe. « Ce que je peux dire, c’est que le secteur a besoin de se consolider et que Comat se positionne en consolidateur », glisse prudemment Benoît Moulas.











