Coliège Métalco Emballages rebondit après une chute de son chiffre d’affaires
Après une chute brutale de 40 % de son chiffre d’affaires due à la crise viticole, la société Coliège Métalco Emballages (groupe Laffite), qui fabrique des capsules et manchons de suremballage métalliques, en particulier pour l’industrie vitivinicole, vise un retour à la normale cette année. « Le site de Toulouse, qui est le cœur de notre production, fabrique 600 millions de capsules par an, avec une équipe en 3x8. Ce site pèse environ 20 M€. Pour l’ensemble du groupe, nous visons un chiffre d’affaires d’environ 25 M€ en 2025 », indique à La Lettre M Christophe Mendez, directeur général de cette entreprise de 160 salariés, dont 110 basés à Toulouse, où se trouve son siège social.
Un accès à de nouveaux marchés
Cette relance s’inscrit dans une dynamique plus large de transformation industrielle au sein du groupe. Christophe Mendez a pris la direction de la société en novembre dernier, après une passation de quatre mois avec son prédécesseur. « Il est parti à la retraite après huit années à ce poste, et 36 ans passés dans le groupe ; il s’agit donc d’un véritable passage de témoin, marquant l’arrivée d’une nouvelle génération à la tête de l’entreprise », indique-t-il.
Malgré la baisse d’activité, les investissements ont été maintenus au sein du site toulousain. « Nous avons installé une nouvelle machine d’impression numérique qui nous permet de monter en gamme, explique le dirigeant. Et surtout, nous avons développé un nouveau savoir-faire : les capsules de surbouchage pour les vins effervescents – ce que l’on appelle les coiffes. C’est une vraie nouveauté pour nous, mise en place fin 2024. » Ce récent savoir-faire permet à l'entreprise de s'ouvrir à nouveaux marchés, élargissant ainsi son portefeuille client. Au sein de son site de Châteauroux, depuis le 1er juillet, toutes les capsules en étain sont désormais fabriquées à partir d’étain 100 % recyclé et recyclable. Autre satisfecit : en avril, le label Entreprise du Patrimoine Vivant (EPV) a été renouvelé, tout comme le label Imprim’Vert. « Cela démontre que nous avons su préserver nos compétences et notre exigence de qualité », estime le chef d'entreprise.











