Citiz Occitanie poursuit le déploiement de son réseau de mobilité
Avec une croissance de plus de 30 % par an, Citiz Occitanie (1,7 M€ de CA), service d’autopartage de véhicules créé en 2008, poursuit son développement à Toulouse et depuis deux ans en zone périurbaine et rurale. « Notre objectif est d’avoir 220 véhicules en Occitanie en 2024, soit une cinquantaine supplémentaire », indique à La Lettre M Alexandre Jouaville, DG de l'entreprise de 11 salariés. En 2023, Auzeville-Tolosane, Tournefeuille et Portet-sur-Garonne ont lancé leur service, ouvrant la voie à Blagnac et à Castanet-Tolosan pour l’année suivante. Toulouse a dépassé le cap des 100 voitures mais le directeur veut aller plus loin, assurant qu’« il en faudrait 2 500 pour démotoriser 5 % des entreprises et foyers de la métropole ».
Un complément au réseau de transport
Actuellement, Citiz Occitanie – mis en œuvre par la SCIC Mobilib – compte 90 stations dont 73 en Haute-Garonne, sept en Aveyron, quatre dans le Lot, quatre dans les Hautes-Pyrénées et deux dans le Tarn. Les villes qui la sollicitent sont celles qui désirent renforcer leur stratégie de mobilité durable avec des véhicules en autopartage. « Il faut impérativement qu’en parallèle de Citiz, un réseau de transports en commun soit développé ou du moins que cela soit un projet, sinon cela ne fonctionnera pas », explique le directeur général. L’agence s’est fixé deux missions : rendre attractif le réseau régional liO en connectant d’ici à 2030 toutes les gares liO au maillage Citiz, et investir les bourgs pour pallier le manque de transports en commun le soir et le week-end. « Citiz Occitanie doit rendre attractifs les autres modes de transport durable, pas les concurrencer », insiste Alexandre Jouaville.
Citiz Occitanie totalise pour le moment 6 000 inscrits. « 30 % des trajets sont réalisés par des professionnels, et 70 % par des particuliers aux profils très variés », détaille le directeur. Parmi les véhicules mis à disposition dans la région, 80 % sont d’occasion.











