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Languedoc-Roussillon
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Immobilier
| 28/10/2024

Chute des transactions et prix des logements en légère baisse

© VC

Sur un an*, le marché de l'immobilier poursuit sa chute dans une partie de l'ex-Languedoc-Roussillon, selon les chiffres présentés le 18 octobre par la Chambre des notaires. « Aucun département n’est épargné par la baisse des volumes des transactions, que ce soit dans l’ancien ou le neuf », explique Me Philippe Martin, président des Notaires du Midi. Le recul des ventes atteint 29 % dans l'Hérault (-13 % en 2022-2023), 28 % dans les Pyrénées-Orientales et 19 % dans l'Aude. Cette baisse s’accompagne d’un recul des prix moyens, « quasi généralisé », à l’exception des Pyrénées-Orientales où les marchés des appartements anciens et des terrains à bâtir enregistrent des hausses respectives de 3,7 % et 5 %. 

Prix supérieurs à la moyenne à Montpellier
Pour autant, « les prix dans l’ancien résistent mieux en région qu’au niveau national », note Me Philippe Martin, notaire à Narbonne et président du Conseil régional des notaires de la Cour d’appel de Montpellier, qui réunit les chambres départementales de l’Aude, des Pyrénées-Orientales, de l’Hérault et de l’Aveyron au sein des Notaires du Midi. « Les prix observés à Montpellier sont au-dessus de la moyenne départementale héraultaise, et même bien au-dessus de la moyenne nationale en province, hors région parisienne », confirme Me Valéry Flandin, notaire et membre de la chambre des notaires de l’Hérault. Ce dernier constate par ailleurs que « la baisse des prix est modérée au regard de la baisse des volumes de ventes des appartements neufs. Ce type de transactions recule de 51 % à Montpellier. » Le professionnel s'inquiète des effets de cette baisse des ventes sur les recettes fiscales des collectivités. « En 2023, le Département de l'Hérault a perdu 68 M€ de droits de mutation (DMTO, NDLR) et estime ce montant à 76 M€ en 2024, avec un fort impact sur son budget.  »

Disparités territoriales
Dans l’Hérault, par exemple, les prix moyens au m² sont en baisse de 0,8 % dans le neuf (4 680 €/m²). Ce repli des prix est plus marqué dans les autres départements, et notamment dans l’ancien où le recul s'échelonne de – 3,3 % en Aveyron (1 740 € /m²) à -1,2 % dans l’Aude (2 330 €/m2). Seul le département des Pyrénées-Orientales enregistre une hausse du prix médian dans l’ancien, de l'ordre de 3,7 %  à 2 370 €/m2. Face à ces tendances territoriales Me Philippe Martin évoque une « reprogrammation » de l'environnement du secteur : « L’immobilier de demain ne sera pas forcément celui que l’on a connu dans les périodes passées. » Cette crise du logement impacte aussi l'activité des études notariales. Selon le président des Notaires du Midi, ces dernières ont perdu entre 8 et 10 % des emplois, sur un effectif global de 2 400 collaborateurs répartis dans près de 300 études. « Nous sommes passés de 73 880 actes signés en 2022, à 48 060 en 2024 », précise-t-il. Afin de détendre et fluidifier le marché de l'immobilier, il appelle par ailleurs à des mesures portant sur l'élargissement du prêt à taux zéro (PTZ), la fin de la classification des appartements selon leurs performances énergétiques (E, F, G), et à des « interventions » sur le marché des locations courtes durée...
*du 1er juillet 2023 au 30 juin 2024

 

Véronique Coll / coll@lalettrem.net
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