Chômage partiel et panne de trésorerie chez Tamaris
Pas question en revanche pour leur propriétaire américain, Hugh Aiken, de mettre un seul centime au pot. « Il reste 100 K€ en trésorerie et Hugh Aiken a affirmé qu’il n’était pas en mesure de payer les salaires de mars », détaille Sylvain Valéro (CGT), représentant des salariés.
Des conditions de rachat opaques
Les difficultés remontent aux conditions de rachat de Tamaris Industrie, alors détenue par Delachaux, par Hugh Aiken, en mai 2012. L’ancien actionnaire aurait maquillé la vétusté du parc machine lors de la transaction. « On a des problèmes de qualité sur des pièces que nos clients nous retournent. La vétusté des machines est en cause », confirme le cégétiste. Hugh Aiken réclame 5 à 10 M€ à l’ancien propriétaire afin de pallier les frais de retour des pièces défectueuses, et a gelé son plan d’investissements de 7 M€.
« On comprend que Hugh Aiken réclame des compensations financières, mais du fait de cette attente, l’entreprise risque la liquidation », s’inquiète Sylvain Valéro. Placée en procédure de sauvegarde, l’entreprise aurait 2 M€ de dettes fournisseurs et 2,5 M€ en carnet de commandes, selon Sylvain Valéro. Le 12 mars, le tribunal de commerce de Nîmes décidera des suites à donner à ce plan de sauvegarde. « La solution paraît difficile à trouver », avoue Sylvain Valéro.










