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Hérault
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Numérique
| 31/08/2020

Chez Isia, la sobriété numérique est un argument de vente

Fabienne Amadori et Jean-François Caplat co-président Isia. Crédit : Isia.

Elle revendique être la première entreprise de France labellisée « Numérique responsable ». La PME héraultaise Isia (120 salariés, CA : 9,4 M€, siège à Saint-Mathieu-de-Tréviers), spécialisée dans le développement d'applications et autres solutions sur-mesure pour des clients comme FDJ, Royal Canin et Schneider Electric, a reçu son prix le 7 septembre, à l'occasion du salon professionnel Produrable à Paris.

Imaginé par l'association rochelaise Institut du numérique responsable et le créateur de labels parisien Agence Lucie, en partenariat avec le ministère de la Transition écologique, « ce label donne de grandes lignes directrices pour la sobriété numérique », commente Fabienne Amadori, co-présidente d'Isia. Outre les déchets d'ordinateurs ou tablettes, le numérique est très gourmand en énergie, notamment dans les data centers regroupant différents outils informatiques. Diverses études, dont celle de l'institut parisien Shift Project, montrent que les émissions de CO2 du secteur ont doublé en dix ans. Jusqu'à dépasser celles de l'aviation civile... La forte augmentation des usages, à l'image de l'explosion du commerce en ligne, laisse présager un doublement de cette empreinte carbone d’ici 2025.« Nous ouvrons la voie. Capgemini s’y intéresse. Il y a aussi une prise de conscience d'autres types d'ESN (entreprises de services numériques, NDLR), comme celles spécialisées dans l'architecture réseaux et infrastructures », analyse-t-elle.

« S'affranchir des fonctionnalités non essentielles »

Bureau Veritas a examiné la méthode de travail et les locaux du groupe, présent à Paris, Saint-Priest (Rhône) et Saint-Herblain (Loire-Atlantique). Ce qui a fait la différence ? « Notre approche pour consommer le moins d’énergie possible, assure Jean-François Caplat, co-président. Dans l’écoconception, en amont avec le client, nous réfléchissons à comment enlever du gras numérique. C'est moins tendance mais tout aussi efficace. » « Le but est de s’affranchir des fonctionnalités non essentielles », explique Fabienne Amadori, comme la météo et le calendrier. « Au final, c'est une économie d’énergie et des économies sur la facture finale pour le client », note Jean-François Caplat.

Si son activité a diminué de 25 % pendant le confinement, Isia s’attend à un CA stable cette année. « Il y a eu des projets stoppés qui ont redémarré, des reports mais aussi de nouveaux dossiers. Cette baisse mesurée est tout à fait supportable », confie le dirigeant. Dans ce contexte, l'entreprise cherche actuellement « deux business developpers ». Leur mission ? « Vendre le numérique responsable. »

Cyril Peter peter@lalettrem.net
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