Ça se murmure...
Indiscrétions, punchlines, échos de terrain et chuchotements... : pour capter les signaux faibles de la planète économique occitane, c'est ici que ça se passe !
Rééquilibrer la balance. Le Marché d’intérêt national (Min) de Toulouse vient de mettre en place un alignement du congé paternité sur le congé maternité. Objectif affiché : équilibrer la charge mentale au sein des couples et donner aux femmes les mêmes chances que les hommes dans leur carrière professionnelle. « C’est la responsabilité de l’employeur d’agir sur l’égalité », indique à La Lettre M Maguelone Pontier, directrice du Min, qui a par ailleurs instauré un congé de proche aidant ainsi qu’un congé fausse couche.
Mercenaires du bâtiment. Président de la Fédération française du bâtiment de l'Hérault (FFB 34), Gilbert Comos dénonce la persistance de la concurrence déloyale pratiquées par « des entreprises mercenaires qui captent des parts de marché avec des prix anormalement bas ». Rappelant le poids de la filière du BTP dans le département de l'Hérault, soit plus de 30 000 actifs (dont 25 000 salariés), le représentant de la filière s'inquiète des effets conjugués de la crise et des pratiques anti-concurrentielles générant de la « casse ». Selon lui, « plus de 400 entreprises font l’objet de procédures collectives, soit 1 200 emplois concernés… En deux ans, nous avons ainsi perdu plus de 10 % de nos effectifs. »
Des fruits "moches" en quête de rentabilité. « Le modèle fonctionne, l’activité continue, la demande est là… Mais comme beaucoup d’acteurs à impact, la route vers la rentabilité est exigeante », expliquent le 3 février les dirigeantes de la start-up montpelliéraine PimpUp. Spécialisée dans la récupération et la revente de fruits et légumes "moches" boudés par la grande distribution, l’entreprise est en redressement judiciaire depuis fin novembre, comme l’avait révélé La Lettre M. Créée en 2021 par deux ingénieures, Anaïs Lacombe et Manon Pagnucco, la jeune pousse d'une dizaine de salariés évoque un objectif « clair » de « continuité ». « L’entreprise reste pleinement opérationnelle et ouverte à des opportunités de reprise ou d’adossement », indiquent-elles. En cinq ans, PimpUp a livré 150 000 paniers et « sauvé » du gaspillage 740 tonnes de fruits et légumes.











