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Languedoc-Roussillon
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Institutions
| 27/09/2013

CCI Languedoc-Roussillon : la reprise n’est pas pour demain

« La reprise sera relativement longue à revenir », a estimé le président de la CCI Languedoc-Roussillon, Bernard Fourcade, lors de la présentation des chiffres clés de l’économie du Languedoc-Roussillon, hier, au domaine de Soriech (Lattes). Malgré un « faible rebond de l’économie régionale » au début de l’année 2013, les perspectives sont « mitigées pour les entreprises, à court terme », avec une « poursuite potentielle des pertes d’emplois à l’horizon 2014 ». Quant à l’année 2012, il a rappelé qu’elle s’était notamment traduite par un marché du travail plus déprimé qu’à l’échelle nationale, avec « le taux de chômage le plus élevé de France » (14,2 %), et des entreprises contraintes par « des conditions d’octroi de crédit plus restrictives et des marges de trésorerie faibles ». En dehors de l’industrie, qui « supporte mieux la crise grâce à la progression des échanges extérieurs et à son faible poids dans l’emploi régional », les autres secteurs ont souffert : la construction, « particulièrement touchée, sans un ajustement correspondant des prix à la baisse », les services marchands qui fléchissent « pour la première fois depuis 2008 », et un secteur commercial qui « ne parvient pas à stabiliser ses effectifs ».
Atouts
Le président de la CCI estime néanmoins que le Languedoc-Roussillon a des atouts pour traverser la crise : le dynamisme de sa démographie, une économie régionale « restant dans la moyenne française », un tourisme attractif, une « riches naturelle et culturelle indéniable », et une appétence pour l’innovation, qui se traduit par la participation à neuf pôles de compétitivité.
Il s’est également félicité des quelques signaux positifs enregistrés au début de l’année 2013 : des créations d’entreprises en hausse de 12,7 % au 2e trimestre 2013, une reprise légère de 4 % des ventes de logements, ou encore un baisse de 1,5 % des défaillances d’entreprises. Mais l’euro fort qui « pénalise les exportations », les dépenses publiques « contraintes par les obligations de la zone euro », ou encore « le manque de visibilité sur la loi de finances 2014 » sont autant de facteurs qui l’incitent à un optimisme mesuré quant aux perspectives de l’année 2014.
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